The Rivertones : Rastas du Cap
11 décembre 2014 - Musiques commentaires   //   1583 Views   //   N°: 59

Vedettes du Carambole spirit Tour 2014 by KUDéTA #Kudeta, les sudAfricains The Rivertones (Roland au chant et à la guitare, Kaya à la batterie, Victor à la basse et Chris aux claviers) ont dévalé la Rn 7 en huit concerts mémorables du 21 octobre au 6 novembre. Du reggae made in bob comme on l’aime, avec cette bonne vibe du Cap qui fait toute la différence.

Chanteurs à textes ou musiciens ?
Man, on est juste un groupe de reggae du Cap. On existe depuis 2006. Ce qu’on joue est à mi-chemin entre le pur style jamaïquain des Wailers et la vibe plus traditionnelle de notre pays. Mais bon, pour nous, plus que les rythmes, c’est le message qui importe. Sur notre dernier album Season to Love, on jette un regard sur ce monde pris dans tous ces conflts, et on dit : la crise, ça suffi. Il y a une saison pour l’été, puis il y a l’hiver… mais maintenant il est temps, c’est la saison de l’amour, du renouveau ! On sait de quoi on parle : on vient des townships (ghettos) du Cap, on a vécu l’apartheid, la ségrégation raciale, la répression. Un titre comme Get up, Stand up nous a vraiment secoués. On s’est battus à travers la musique, et on a gagné. C’était il y a plus de 30 ans.

Peace and love…vous avez une approche très baba cool !
C’est ce dont on a tous réellement besoin ! Nous parlons de l’amour et nous parlons aussi du bien-être. À nos débuts, on était à fond dans les trucs politiques durs. On a fait ça pendant 20 ans. Maintenant je pense qu’il est temps de donner de l’amour. Simplement ça. C’est notre septième album : dans le précédent déjà on avait entamé cette transition thématique, on écrivait sur des sujets qui nous touchaient comme Greenpeace, la déforestation… On s’inspire de tout ce qu’on voit au quotidien, la vie des gens, leurs joies, leurs peines. La musique est le langage du peuple, c’est ça la pop music, plus qu’un simple divertissement.

Que retenez-vous de cette tournée à Madagascar ?
C’est un bel endroit, mais j’estime que les politiciens ont beaucoup à faire. La misère, c’est la première chose qui saute aux yeux. Il faut qu’ils se réveillent ! Ce sont les serviteurs du peuple, sitôt qu’ils commenceront à aimer ce peuple, tout s’arrangera. Quand on est animé par l’amour, on prend les bonnes décisions. Au plan artistique, on rêve de fusion : nous voulons inspirer Mada et que Mada nous inspire, et cela dans tous les arts, pas seulement la musique. On a partagé la scène avec des artistes locaux comme le peintre Isaac Azaly qui a réalisé des performances en direct. Il a également participé avec nous à un atelier de peinture à Toliara avec l’ONG Bel Avenir. La fresque qui a été réalisée est visible dans la cour du Cinéma Tropic. Ce n’est qu’un début, nous reviendrons !

Propos recueillis par Joro Andrianasolo

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