Stéphanie : Tropical soft
2 juillet 2014 - Cultures Music commentaires   //   23584 Views   //   N°: 54

Remarquée en 2008 à l’émission de téléréalité « Pazzapa », la belle Stéphanie continue à tracer sa route, mais en solitaire depuis son départ du groupe Tsakarao. Son registre « mafana » bien tempéré (comme le clavecin) en fait l’une des tropicaleuses les plus en vue du moment. 

On peut être une tropicaleuse tout ce qu’il y a de plus inspirée sans pour autant verser dans le boum boum compulsif, avec contorsions intenses de l’arrière-train façon Sacha Bam-Bam ou Chenevar Playa ! Témoin, la belle Stéphanie qui sur scène n’en fait jamais de trop, enfin juste ce qu’il faut pour que sa musique ait encore droit à l’étiquette mafana (chaud bouillant). Du « tropical soft », comme elle dit. De la variété couleur tropicale, pourrait-on ajouter tellement la belle Pazapette Number 6 (comme il y a le N° 5 de Chanel) sait se montrer éclectique au niveau du répertoire.

« J’ai toujours trempé dans la musique américaine par mon père, dans les ballades françaises par ma mère, et comme j’ai vécu des années dans le nord de l’île, la synthèse tropicale s’est faite tout naturellement. » Sans oublier l’influence du regretté Medicis, tragiquement disparu en 2011 : « mon ami, mon mentor, celui à qui je dois tout, paix à son âme », laisse-t-elle échapper dans un murmure.

Curieusement, c’est en participant à cette saison 6 de Pazzapa (la Star Ac malgache), en 2008, que Stéphanie a vraiment commencé à se sentir la trempe d’une chanteuse. Jusque-là, c’est plutôt le mannequinat qui l’intéressait, à la rigueur un métier dans la communication. « Même si je me suis fait éliminer rapidement du jeu, les gens ont commencé à me remarquer. À part ça, l’ambiance téléréalité, showbiz, tout ça, me sont assez indifférents. » Encore aujourd’hui, elle a du mal à considérer son activité de chanteuse en terme de carrière, préférant pour l’instant faire passer ses études avant la scène. « On verra plus tard si la musique finira par l’emporter… »

Il n’empêche que l’ancien membre du groupe Tsakarao (avec Medicis précisément) commence vraiment à marquer la scène locale avec ses ségas malgaches et ses coupés décalés très stylés. La preuve, son agenda est overbooké jusqu’à janvier 2015 ! « Depuis deux ans, je passe tous mes week-ends sur scène et cela me laisse peu de temps pour penser à l’album que je souhaite finir pour octobre. » D’autant que la belle a un autre projet en tête, et non des moindres… son mariage ! 

Solofo Ranaivo

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