Sophia Rakotoharimalala : Conjuguer humain et environnement
10 août 2016 - Nature commentaires   //   2406 Views   //   N°: 79

Arrivée comme écovolontaire il y a six ans à l’île Sainte-Marie (Nosy Boraha), Sophia Rakotoharimalala y est, plus que jamais, bien implantée. Directrice exécutive de Cetamada, elle se consacre essentiellement depuis l’année dernière au projet Anjaranay, centre communautaire de formation et de santé dont elle est la coordinatrice.

Sophia Rakotoharimalala

Détentrice d’un Master II en biologie, écologie et conservation animale, Sophia Rakotoharimalala était plus naturellement disposée à agir dans le domaine environnemental, voire à être spécialisée dans la protection des cétacés. Le partenariat établi entre l’association Cetamada, organisme qui œuvre dans la protection des grands mammifères marins et leur environnement, et l’association suisse Solférino afin de créer le centre Anjaranay, a modifié quelque peu son centre d’intérêt.

« Il s’agit toujours de protection de l’environnement mais en y associant étroitement les populations. J’aime ce contact direct avec les Saint-Mariens et la recherche commune de solutions qui, tout en préservant les richesses naturelles, peuvent améliorer leur quotidien. »

Depuis février, dans un bâtiment provisoire sur la côte Est de Nosy Boraha ont déjà eu lieu des formations en artisanat. Celles en agriculture ont débuté en juillet et l’apiculture suivra en novembre. À terme, d’ici quatre ans si la recherche conjointe de financements par Cetamada et Solférino est couronnée de succès, le centre pourra former 500 personnes par an dans les filières évoquées et l’aquaculture, mais aussi informer sur les principes de base de la santé. La sensibilisation sur l’importance des ressources naturelles et la recherche de solutions alternatives, à la pêche par exemple, continuent de figurer au cœur des préoccupations.
Dans le respect des us et coutumes locaux, Anjaranay et sa coordinatrice ont pour objectif d’améliorer les conditions de vie d’une population fragilisée par la crise qui sévit sur la Grande-Terre. Pour que celle-ci puisse accorder un jour à la préservation de l’environnement toute la place qu’elle exige.

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