Somanay Intervilles : Retour à l’équipe
14 août 2013 - Médias commentaires   //   1225 Views   //   N°: 43

Depuis le mois d’avril, Somanay Intervilles, démarque d’une mythique émission française, fait une grosse audience auprès du public de la chaîne nationale TVM et de Viva. D’un format inédit à Madagascar, cette téléréalité nous dispense enfin des sempiternels concours de chant ou de beauté… 

Sortir de l’ordinaire et mobiliser les familles autour d’un concept fédérateur. C’est l’esprit de la nouvelle émission de divertissement Somanay Intervilles, diffusée sur la chaîne nationale TVM et sur Viva tous les dimanches depuis le mois d’avril. Elle s’inspire clairement de la mythique émission Intervilles, lancée en France en 1962 (elle-même adaptée de l’émission italienne Campanile Sera) et qui a été jusqu’aux années 2000 l’une des trois émissions phares, avec Fort-Boyard et La Carte au trésor, de 

la télévision française. Elle consiste à faire entrer en compétition les grandes villes du pays (Antsirabe, Morondava, Fianarantsoa…) à travers des épreuves où le physique est autant sollicité que le mental. En toute décontraction, et même dans la franche rigolade, car ce n’est pas non plus Koh-Lanta ! 

Pour cela, le comité d’organisation se rend chaque semaine dans une ville pour sélectionner les équipes qui défendront leurs couleurs respectives. Durant la phase éliminatoire, chaque équipe, composée de six personnes, doit passer par des épreuves sur des équipements gonflables : escalade sur un mur en ballon, natation dans une piscine gonflable, équilibrisme… « Même les candidats pas très sportifs peuvent les passer avec succès, car le but n’est pas de mettre la performance à l’avant-plan. 

C’est juste histoire de s’éclater », explique Jacques Schmitt, directeur général de l’agence Tam-Tam. Pas question non plus de copier-coller ce qui a fait le succès d’Intervilles en France, par exemple les lâchers de vachettes landaises à ramener à l’enclos ! Pour valoriser la couleur locale, des épreuves typiquement malgaches sont donc au renddz-vous, comme le savika, le combat traditionnel à mains nues contre un zébu. 

Chaque émission mobilise une quarantaine de participants, des centaines de spectateurs lors du tournage des compétitions, voire des milliers pour la diffusion télé du dimanche après-midi. « Les concours de chant et de beauté, c’est sympa, mais ça plaît surtout aux jeunes. Les plus âgés, dont la fameuse ménagère de moins de 50 ans, ont plus envie de jeux collectifs. Le genre d’émission qui se regarde en famille et renoue le lien familial, on en a besoin », estime Jacques Schmitt. Et tout le monde peut participer, avec pour seuls préalables d’avoir plus de 18 ans et de ne souffrir d’aucune maladie chronique susceptible de provoquer des accidents. L’organisateur laisse le soin aux autorités locales de prévenir les quartiers de l’arrivée du comité d’organisation, afin que les équipes soient déjà formées. Les sélectionnés seront à Antananarivo au mois de décembre pour la finale. 

Si Intervilles en France a été animée par deux célébrités du petit écran, à savoir Guy Lux, le présentateur du Palmarès de l a chanson, et le journaliste des têtes couronnées Léon Zitrone, Somanay est présenté par deux jeunes encore méconnus du monde de la télévision. « C’est précisément parce qu’ils ne sont pas encore étiquetés que nous les avons choisis. Nous avons vraiment l’ambition de faire du neuf avec du neuf », souligne Jacques Schmitt. 

Solofo Ranaivo

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