Sébastien Bafcop : Zéro limite !
3 juillet 2015 - La mode commentaires   //   1723 Views   //   N°: 66

Il était de passage en mai dernier pour animer une master-class auprès de coiffeurs malgaches dans le cadre du lancement des nouveaux produits de la marque l’Oréal. Au programme les dernières tendances de Paris avec démonstration de nouvelles coupes. 

Qu’est-ce qui vous amène à faire de la formation Madagascar ?
Je suis coiffeur ID-Artist pour L’Oréal Professionnel depuis 10 ans, tout en ayant mon propre salon à Paris dans le XVIIe. ID-Artist signifie que je fais aussi bien de l’artistique, des shows coiffure par exemple, que de l’animation de stages ou de l’élaboration de produits. Si je suis là aujourd’hui, c’est précisément pour faire découvrir aux professionnels malgaches reconnus par L’Oréal les nouvelles tendances. Nous avons un métier qui est en constante évolution, donc c’est important de se renouveler. Avec le Net, nos clientes ont l’information en même temps que nous, voire avant nous, donc pour nous coiffeurs, il est très important de connaître leurs attentes. Pour cette classe de maître j’ai mis l’accent sur les coupes « Pixie » (cheveux courts) et « Lob » (cheveux longs) qui sont très tendance chez les stars cette année, ainsi que sur trois chignons qui font fureur.

Vos influences ?
J’ai commencé à couper les cheveux à l’âge de 6 ans ; je suis l’aîné d’une famille nombreuse donc je coupais les cheveux à tout le monde, y compris les voisins, les amis, les cousins. Mais pour devenir coiffeur et s’installer, c’est cinq ans d’école. En France, on peut commencer à 14 ans, donc j’ai travaillé en alternance : moitié école, moitié salon. J’ai eu cette chance de rencontrer Aldo Antonello, un très grand monsieur de la coiffure qui a été champion du monde et meilleur ouvrier de France. Il m’a pris sous son aile et appris énormément. Sinon l’une de mes grandes admirations reste Alexandre de Paris, le « prince de la coiffure ». Il a travaillé avec des célébrités américaines, participé à des tournages pour Hitchcock, il a été la première rock star des coiffeurs dans les années 60 et 70…

Comment fait-on pour se renouveler constamment ?
On est dans l’obligation de faire de la formation continue. Personnellement, ça fait 20 ans que je travaille en salon, mais j’apprends toujours : je suis un éternel apprenti, j’absorbe tout comme une véritable éponge. On append beaucoup en observant ce qui se passe dans la rue, parce qu’il y a un côté sociologie dans notre métier. On essaie de décrypter les tendances à venir, que ce soit au niveau des matières, des couleurs ou des formes. Je ne m’arrête pas aux cheveux, je ne m’arrête à rien d’ailleurs : zéro limite ! Tout m’inspire, la gastronomie, l’architecture, la peinture. On fait un mélange de tout ça et c’est ainsi qu’on reste créatifs.

Propos recueillis par #DinaRamaromandray

COMMENTAIRES
Identifiez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.
Fermer