Rado Rasam : « Et je remets le son ! »
5 juin 2012 - By night commentaires   //   924 Views   //   N°: 29

C’est lui qui a « fait » le son de Garou, de Diam’s ou des Magic System quand ils sont venus au pays. C’est encore lui qu’on retrouve à l’animation des mariages et des grandes soirées privées. Pour passer le mur du son, comptez sur lui ! 

Un mot sur ton parcours ?
Typiquement celui d’un passionné de musique. À 13 ans, je faisais déjà le DJ dans des boums de jeunes qui se déroulaient tous les mercredis après-midi dans un club d’Analakely. À partir de 2004, j’ai commencé à investir dans du matériel pour les cabarets, mais je ne suis devenu un professionnel de la sonorisation scénique qu’en 2007. Je travaille avec les artistes locaux et à l’occasion avec des artistes internationaux comme Garou, Diam’s, Magic System, Les Prêtres. Je suis également responsable de la sonorisation de mariages, de soirées privées ou des campagnes de promotion des grandes sociétés pour le lancement de leurs produits.

Tu te considères comme un technicien ou un artiste ?
Un peu des deux. Mon père était technicien et c’est lui qui m’a poussé à aller plus loin dans ce métier. J’ai complété mes connaissances par des études en France, et surtout en assistant des ingénieurs du son pendant les concerts. C’est un métier très fatigant. Pour un concert, il faut au moins trois jours pour tout installer, et une journée pour tout désinstaller. Sans parler des problèmes techniques qui peuvent survenir à tout moment du concert, c’est le plus dur à gérer. Je me souviens d’un concert de gospel au Palais des sports où la sonorisation n’était pas du tout au point : ça a duré du début à la fin et je ne savais vraiment pas ce qui se passait, l’enfer ! Mais quand la sonorisation est impeccable, on en tire une grande satisfaction personnelle.

On en apprend tous les jours dans ce métier ?
Oui et heureusement ! Quand je suis à l’étranger, j’essaye de voir le maximum de spectacles afin d’apprécier les sons. Ceux de Chris Brown, Kat Deluna, Mary J. Blidge m’ont vraiment impressionné. À Mada, mon plus grand souvenir, c’est le lancement de Skol au Piment Banane de Toamasina : on avait organisé un dance floor sur la plage avec 15 000 personnes. C’était nickel !

Ton actualité ?
Toujours la location de matériels de sonorisation et l’animation. Je suis également le distributeur exclusif de grandes marques internationales comme Master Sound. Je travaille enfin sur un grand projet que j’espère faire aboutir d’ici quelques semaines. Mais je préfère encore ne pas trop en parler.

Propos recueillis par #AinaZoRaberanto 

COMMENTAIRES
Identifiez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.
Fermer