Parany Ramaromisa : « Je ne suis pas commercial »
3 décembre 2015 - Cultures Music Musiques commentaires   //   1832 Views   //   N°: 71

Son passage au pays en novembre dernier marque son retour sur la scène malgache avec la sortie de son premier album intitulé « Mamabé » Un opus aux couleurs du monde teinté par les rythmes malgaches qui ne l’ont jamais quitté.

« Mamabé », un album hommage ?
Je l’ai intitulé Mamabé (Grandmère) en hommage à cette dame, Maryvonne Miquel qui travaille avec moi sur l’écriture des textes. C’est une romancière et une historienne spécialisée dans les XIe et XIIe siècles et dont les oeuvres ont été primées par l’Académie française (Les sabots de la vierge, 1985). C’est une rencontre d’affinités et un hommage que j’ai voulu lui rendre pour ses 83 ans. J’ai mis sa photo derrière la pochette.

L’album de toutes les rencontres ?
Je l’ai réalisé avec une douzaine d’artistes de différentes nationalités. Par exemple, on retrouve la violoncelliste bulgare Viktoria Chichkova, Gurpreet Chana et son tabla, une percussion indienne, le trompettiste allemand Johannes Krieger, et bien d’autres. J’ai aussi collaboré avec des artistes malgaches comme le batteur Rado Rakotorahaly, le chanteur Rolly Rasata, le guitariste Bee Randriamasimanana ou le valihiste Zamba. Jouer avec des Malgaches me permet d’être plus proche de mon pays, même à 10 000 km de distance. La particularité de cet album, c’est aussi son ouverture vers d’autres styles comme la musique classique. Ma femme organise des festivals de musique classique où j’ai pu rencontrer la soprano Natacha Rajemison, les ténors Lova Raoelison et Fitahiana Rasendrahasina. C’était tout nouveau pour moi, l’arrivée de ces voix sur l’album, dans le titre Tchombé, est tout simplement magnifique !

« Mamabé », un opus aux couleurs du monde…
Tout à fait. Onze titres en malgache où j’ai mis tout ce que m’ont inspiré mes voyages au Brésil, en Afrique et en Europe. Des voyages que j’ai effectués grâce à mon premier groupe Firay Jazz Band que j’ai créé dans les années 70 et qui s’est produit à Madagascar dans les années 2000. Dans l’album, on retrouve un style entre jazz, folk mais le groove reste malgache. Je ne veux pas faire un album commercial, je veux faire ressortir tout ce que la musique a de sensible.

Propos recueillis par #AinaZoRaberanto

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