Nathalie RAFIDISON
21 mai 2012 - Médias commentaires   //   1747 Views   //   N°: 28

Après vingt années passées en France, elle choisit de revenir à Madagascar pour contribuer au développement de son pays natal. C’est le Centre d’information technique et économique qui bénéficie aujourd’hui de son expertise et de son énergie.

Que signifie « radio culturelle à vocation jazz » ?

Depuis 1998, la promotion du jazz a toujours été le fil conducteur de RLI. Ca le reste, mais ce n’est plus notre priorité exclusive, car aimer le jazz, c’est aussi aimer la peinture, le théâtre, la littérature.

Tout en continuant à satisfaire le noyau dur de nos auditeurs, nous voulons tenter d’autres territoires culturels, favoriser d’autres types d’écoutes, trop souvent dédaignées des radios, comme le classique, le gospel ou la World Music.

En clair, montrer qu’il n’y a pas que la pop formatée…

Ce qu’on appelle la « variété » est loin d’être la diversité ! De façon générale, nous constatons que la culture au sens le plus large du terme n’a jamais été une priorité dans ce pays, et c’est dommage parce que les Malgaches sont incroyablement créatifs dans tous les domaines.

C’est ce que nous avons voulu montrer avec les Journées des artistes que nous avons organisées en mai et septembre derniers. Pendant trois jours, nous avons ouvert l’antenne à tous les artistes de toutes les disciplines, que ce soit la danse, la peinture, la littérature, la musique. Pendant 20 minutes, ils parlaient d’eux, de leurs projets, de leur art.

C’était passionnant et beaucoup demandaient à y participer, preuve que cela correspond à une attente, notamment chez les jeunes. Et puis la culture, ce n’est pas triste, d’où l’émission Rires et Délires que nous avons ajoutée à la grille. Sans oublier l’Agenda culturel pour ceux qui aiment aller sur le terrain.

Nouveaux programmes, nouveaux partenaires ?

Nous continuons à collaborer avec la presse online et la presse écrite, également avec les radios étrangères, notamment RFI (Radio France internationale) qui nous autorise à piocher dans sa grille de programmes.

Et toujours le Walking Jazz qui se déroule chaque troisième jeudi du mois, en partenariat avec le Kudéta Urban Club d’Anosy, un moyen efficace de faire émerger les nouveaux talents. Nous pensons également reprendre The Jazz in Train et organiser un grand festival des arts vers la fin de l’année.

À noter enfin une nouvelle émission de 3 à 5 minutes en partenariat avec no comment® et entièrement réalisée par ses journalistes. Nous aimons le côté pluraliste de ce magazine qui met en avant les nouvelles têtes et voudrions proposer son pendant radiophonique.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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