Mpamanga : Le clan des nomades
4 juin 2012 - Cultures Music Musiques commentaires   //   936 Views   //   N°: 29

Après plus d’un an de tournée comme accompagnateur de Mami Bastah, Mpamanga (ex-M’Boutah) devient un groupe à part entière. Un collectif porté à la « fusion », avec un immense désir de faire la bonne musique. Tout simplement. 

Mpamanga (nomade) est un terme choisi, mûrement réfléchi. Il se conjugue en malgache et en français au présent et au futur : aller à l’aventure, se promener, déambuler. Pour les cinq musiciens du groupe, il va de soi que cette définition n’est valable qu’au travers de leurs expériences musicales respectives. A l’origine, il y a le groupe M’Boutah, appelé à devenir en 2009 l’accompagnateur officiel de Mami Bastah, alors tout juste auréolé de son Prix Musique océan Indien (voir no comment® n°28). S’ensuit une superbe tournée mondiale, très médiatisée, où le groupe va pouvoir faire montre de ses qualités intrinsèques.

Novateur et pourtant totalement ancré dans la tradition, Mpamanga pratique la « fusion » au sens où ce terme a aussi à voir avec l’alchimie. Des chansons composées avec la matière brute et comme plongée dans des tubes à essais… des mélanges ingénieux, des formules musicales où l’énergie rejoint la fonte, la quintessence. Le fil conducteur de cette alchimie reste l’authenticité, au sens noble du terme. Comme une signature d’influences. « On a appelé notre musique malagadona, c’est-à-dire qu’elle inclut tous les rythmes de Madagascar, même si les paroles proviennent en général du Sud-Est », explique Zix, le bassiste.

Mpamanga est gérée comme une petite entreprise. Au-delà de la scène, chaque membre a une fonction précise. Zix est le porte-parole pour la presse, Bema (percussions et chant) s’occupe de la partie comptable, Toky (claviers) gère la communication, Jacquis (guitariste) le secrétariat, Hery (batterie) la technique… Une soudure fondamentale à la manière d’une entreprise artisanale, voire familiale. Ce qui n’empêche pas le groupe d’être très au fait, voire précurseur, au niveau des outils de promotion. Facebook, You Tube, Myspace… tout est utilisé en terme de communication et de construction d’image.

Cet esprit si particulier est à découvrir dans leur nouvel album 10 titres, To Kultur, déjà disponible dans les bacs. Un album « essentiel »à l’image de ces « chimistes musiciens », où les influences jazz-rock concourent à la réincarnation des traditions musicales malgaches. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, notez qu’ils seront en concert le 18 août au Jao’s Pub. A ne rater sous aucun prétexte !

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