Mathieu Cretté : Un héritage visuel et artistique riche mais inexploité
30 mai 2016 - By night commentaires   //   1887 Views   //   N°: 77

Spécialisé en VJing (prononcer veejay-ing) et vidéo mapping, Matthieu Cretté aka Nye Blen réside à Madagascar depuis quelques mois. Il compte faire connaître ce concept en exploitant les scènes artistiques locales. 

VJing et vidéo mapping, c’est quoi exactement ?
Je suis vidéaste et VJ (vidéo-jockey). Je développe des décors à partir de lumières et de vidéos en intégrant du design sur les scènes, les espaces de jeux ou les lieux plus grands en fonction des événements. Le VJing, c’est une technique qui consiste à mixer en direct des matières visuelles (des images) qu’on a préparées, c’est assez instinctif et personnel. Je dirai que c’est de la poésie visuelle. Quant au vidéo mapping, c’est une technique qui consiste à projeter ces matières sur des volumes ou des décors, de leur donner vie avec des profondeurs et des mouvements. Et tout cela est possible grâce à des logiciels spécifiques et un travail important de postproduction et d’animations. On peut prendre comme exemple La fête des lumières de Lyon.

En quête d’expériences, tu voyages beaucoup : Népal, Mali et Madagascar…
J’ai quitté la France il y a une dizaine d’années. J’ai vécu cinq ans au Mali, et à Bamako où j’ai créé le collectif Yeta, avec lequel on explorait beaucoup les différentes possibilités entre la scène et l’image. À Madagascar, ce qui m’intéresse, c’est de développer des activités artistiques avec la scène locale. J’ai d’ailleurs créé ici ma société, MC Visual (Matthieu Cretté Visual). J’ai déjà participé au spectacle J’ai mal à mon île avec l’Institut français de Madagascar et la compagnie de danse Up The Rapp, à l’Urban Dance, un projet de sensibilisation pour apporter des messages positifs et dynamiques auprès de la jeunesse, et dernièrement à l’exposition Atsimo du photographe Rijasolo. Il y a un très fort potentiel ici, que ce soit chez les animateurs, les graphistes, les techniciens, les régisseurs, et ce potentiel se révèle dans le travail en équipe. Madagascar possède un héritage visuel et artistique riche mais inexploité.

Tes projets ?
Avec le Kudéta à Anosy et l’Is’art Galerie à Ampasanimalo, nous avons commencé à proposer des événements visuels et sonores pour familiariser le public. Sinon, je voudrais développer un travail avec des capteurs de mouvements qui permettrait au spectateur de devenir acteur immergé de ce qu’il voit. Un travail plus interactif avec le public ! 

Propos recueillis par #AinaZoRaberanto 

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