Marie Plante : De U2 à Dat’Kotry
2 janvier 2013 - Médias commentaires   //   1357 Views   //   N°: 36

Avec sa société LT W Group, cette quarantenaire exubérante, originaire de l’île de la Réunion, veut manager des groupes de Madagascar et les faire tourner en Europe. Venue d’Universal, elle a déjà à son actif l’organisation des concerts U2. 

Des idées, Marie Plante n’en manque pas. Elle passe volontiers d’un sujet à l’autre en un claquement de doigts. Son expérience chez Universal Studios aux États-Unis, ses actions bienfaisantes auprès des enfants des rues à Madagascar, les artistes qu’elle soutient à travers sa société de management, ceux qu’elle voudrait signer, ses projets de concerts caritatifs au profit d’associations sportives… Bref, Il faut la suivre !
Cette Française, née sur l’île de la Réunion, a passé une vingtaine d’années aux États-Unis, entre New York et Los Angeles. Elle y a rencontré les plus grands en travaillant pour la direction du groupe Universal (Jean-Marie Messier). De sa carrière américaine, Marie Plante a gardé l’accent, pas simulé. 

Elle cherche parfois ses mots en français. « Comment on dit déjà ? » Mais comme en plus, en ce moment, elle apprend le malgache, on lui pardonne vite ses petites hésitations. Et son sourire communicatif finit de nous amadouer. Aujourd’hui, Marie Plante partage son temps entre Madagascar et Tarbes, dans le Sud-Ouest de la France. C’est là, où vivent ses trois grands enfants issus d’un premier mariage, qu’elle a installé le siège de sa petite entreprise LTW Group. Société de management et de représentation d’artistes, lancée en juillet 2012, elle rassemble déjà une vingtaine d’artistes français de tous horizons. À Antananarivo, elle a un bureau destiné à recevoir les groupes malgaches et bientôt, le souhaite-t-elle, les artistes de tout l’océan Indien.

L’ambition, c’est la force de Marie Plante. Elle voit grand. « Je veux promouvoir la musique malgache en Europe et faire programmer mes artistes dans les meilleurs festivals français, comme Sam’Africa ou Jazz sous les Pommiers, avec qui je suis en pourparler ». Les groupes Dago Manja (jazz) ou Barinjaka (musique traditionnelle) font déjà partie de ses recrues. D’autres, comme Dat’Kotry ou Black Nadia – au « talent extraordinaire » , nous confie-t-elle – sont dans son viseur de manageur.

L’autre facette de LTW Group est l’événementiel, facette qu’il reste à développer. Pour un premier essai, les 24 et 25 novembre derniers, avec son compagnon et futur mari, un ancien footballeur de l’équipe nationale malgache, Marie Plante a organisé deux concerts à Farafangana, au profit des associations sportives de la ville. Son côté engagé, hérité, ditelle, de sa carrière américaine. « Là-bas, les oeuvres de charité font partie de la culture. » Ici, elle s’improvise donc présidente d’honneur du club de football de Farafangana et espère créer prochainement une association. Les projets fleurissent dans la vie de cette quarantenaire multiculturelle et hyperactive. 

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