Marc Nirina
1 septembre 2014 - By night commentaires   //   2966 Views   //   N°: 56

« Pas d’heures pour les pizzas »

Marc Nirina travaille comme livreur de nuit pour une pizzeria d’Antanimena. Sa mission, sillonner en moto une grande partie de la capitale pour satisfaire les grosses fringales à domicile. Un travail auquel il a appris à prendre goût.

Ton job est de  livrer des pizzas de nuit…

Je travaille à la nuit tombée, de 18 heures à 22 heures en gros. Pour être plus précis, je peux livrer dès 10 heures du matin, mais il n’y a pas grand-chose à faire jusqu’à la fin de l’après-midi. Le coup de bourre commence à 18  heures non-stop jusqu’à 22 heures. C’est à peine si j’ai le temps de prendre une pause. La clientèle du soir, ce sont aussi bien des gens qui se commandent un plateau télé pour s’éviter de cuisiner que ceux qui se préparent à aller en boîte.

Quel avantage à travailler la nuit ?

Il y a moins de circulation, donc j’arrive chez les clients en un rien de temps. En m’organisant bien, je peux emmener trois à quatre commandes à la fois. Seule contrainte, que les pizzas soient encore brûlantes quand je remette le carton aux destinatairex. Je constate aussi que les gens laissent plus de pourboire en soirée, ils sont plus détendus, et moi aussi.

La sécurité ?

Je ne vais pas dire qu’il n’y a rien à craindre, sachant que les rues de Tana sont de moins en moins sûres la nuit. Il faut juste être sur ses gardes, ne pas trop traîner dans les quartiers à risques, ne pas stationner trop longtemps devant  le portail du client qu’on livre, ce genre de précautions. C’est pour ça que je ne livre pas après 22 heures, les rues sont vides et ça craint plus. Moi, au cas où je tomberais sur quelqu’un de mal-attentionné, j’ai toujours mon tiser de poche. Bon, pour l’instant, je n’ai pas eu à m’en servir, je croise les doigts.

Propos recueillis par #SolofoRanaivo

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