Libertalia : Vovo et les pirates !
6 juillet 2012 - Médias commentaires   //   1265 Views   //   N°: 30

Avec ses allures de superproduction hollywoodienne, le spot télé de la nouvelle bière Libertalia en a bluffé plus d’un. Un travail d’orfèvre signé Tam Tam, avec Yves Larson Bébé Andriamaro, dit Vovo, à la caméra. Le making-of de la pub… 

Des pirates assoiffés voguant sur une mer d’émeraude, et soudain à la nuit tombée, la découverte d’une île au trésor… Non, ce n’est pas le dernier Pirates des Caraïbes ! Le trésor, ici, a toutes les apparences d’une « petite blonde » qui promet de faire tourner bien des têtes, s’agissant de Libertalia, la nouvelle bière de la Nouvelle Brasserie de Madagascar, mise en image par l’agence de communication Tam Tam. En 40 secondes, Tam Tam signe là l’un de ses spots les plus aboutis : entre le blockbuster hollywoodien et la superproduction à la Cecil B de Mill ! « Une pub télé, c’est un très court métrage qui se conçoit comme un long métrage. Du moment que tu as un scénario béton, des acteurs, des images et du son, tu ne peux faire que du bon travail », estime Yves Larson Bébé Andriamaro, dit Vovo, chef opérateur et réalisateur chez Tam Tam depuis une quinzaine d’années.

A tout juste 40 ans, sa filmographie est déjà conséquente (des Mikeas filmés pour RFO au clip du cinquantenaire de l’Indépendance), mais avec Libertalia, il est conscient d’avoir fait ce qui se rapproche le plus de sa passion première : la reconstitution historique. « Si nous sommes partis sur le thème des pirates, c’est que Libertalia a vraiment existé. C’était le nom d’une colonie fondée au XVIIe siècle par des flibustiers, quelque part entre Nosy Be et Diego-Suarez. Un patrimoine historique dont nous avons toute raison d’être fiers », explique-t-il.

Si le pirate tel que nous l’a légué l’histoire tient souvent du gibier de potence, dans l’imaginaire de Vovo, il correspond davantage à l’image romantique de l’aventurier des mers, épris d’espace et de liberté. « Très en avance sur son temps, la colonie de Libertalia était organisée en république. Et c’est bien pour exprimer ce sentiment de liberté que nous avons voulu que le spot sorte pour la Fête de l’ indépendance », précise-t-il.

Né à Fort Dauphin, son goût de l’image lui est venu tout petit, en faisant fonctionner le vieux projecteur 16 mm de son père qui était lui-même un cinéaste amateur. C’est donc tout naturellement qu’il interrompt ses études d’anthropologie pour devenir assistant caméraman chez Tam Tam. « Plus qu’un artiste, je me considère comme un technicien qui a des idées, mais qui doit aussi se plier à la dure discipline du tournage où tout est compté, le budget, le temps…. » Pour Libertalia, Vovo n’a disposé que de quatre jours pour tout mettre en place, et seulement trois petites heures pour le tournage proprement dit !

Pas mal pour une équipe d’à peine quinze personnes, dont une bonne dizaine était d’ailleurs constituée de figurants recrutés sur place, à Belo sur Mer, sur la côte Ouest. Le plus délicat aura été d’amener sur le lieu du tournage le magnifique boutre traditionnel, le Nofy Be, transformé pour l’occasion en bateau de pirates. Pour le budget, pas de commentaires, mais Vovo précise qu’« on est dans du très gros par rapport à ce qui se fait à Madagascar ». Pas de The End au générique, car Vovo promet déjà une suite à Libertalia. 

COMMENTAIRES
Identifiez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.
Fermer