Joastin FAMPIONONA
17 octobre 2012 - CulturesNo Comment   //   1539 Views   //   N°: 33

Natif d’Ambovombe-Androy, Joastin Fampionona a toujours ressenti le besoin de créer. À 6 ans, il dessinait déjà à l’aide d’un stylo, mais aujourd’hui tout ce qui lui tombe sous la main peut faire l’affaire : de la terre pour faire les couleurs, ses mains pour peindre. « Il n’y a pas que le pinceau ou le crayon », estime-t-il.

 Aussi doué soit-il, l’artiste s’est pourtant arrêté de peindre pendant vingt ans, de telle sorte que les oeuvres qu’il a présentées le 16 août à l’Is’art Galerie, les premières montrées au public, étaient bien celles de sa résurrection artistique. « J’ai réalisé que si je n’utilisais pas mon don, c’était comme de garder ma fortune pour moi, sans l’utiliser ou la donner aux nécessiteux. »

TANGIRIKE (VEZIVEZIM-PANAHY/ERRANCE DE L’ÂME, IS’ART GALERIE, 2012)

« J’ai travaillé à partir d’un sobika (panier) acheté à Isotry. Les cornes du zébu rappellent la forme d’un coeur et on peut observer sur son front l’image d’un enfant nu.

C’est un zébu royal, il est entouré d’accessoires que j’ai trouvés un peu partout à Toamasina, Fort-Dauphin et Mahajanga. Le résultat peut avoir l’air d’un assemblage aléatoire mais si on observe bien, tout cela suit un ordre numérique…

TANGIRIKE (VEZIVEZIM-PANAHY/ERRANCE DE L’ÂME, IS’ART GALERIE, 2012)

« J’ai travaillé à partir d’un sobika (panier) acheté à Isotry. Les cornes du zébu rappellent la forme d’un coeur et on peut observer sur son front l’image d’un enfant nu.

C’est un zébu royal, il est entouré d’accessoires que j’ai trouvés un peu partout à Toamasina, Fort-Dauphin et Mahajanga.

Le résultat peut avoir l’air d’un assemblage aléatoire mais si on observe bien, tout cela suit un ordre numérique…

FATORANA AMIN’NY TENINY (VEZIVEZIM-PANAHY/ERRANCE DE L’ÂME, IS’ART GALERIE, 2012)

« La tête du zébu a aussi une tête humaine et si l’on observe bien, il y a encore une tête de zébu sur la tête de l’homme. C’est le symbole de la relation inextricable qui les unit.

L’existence des gens du Sud est dépendante des zébus, si on le leur enlève, on leur prend la vie. Le support est fait de sisal collé sur une moquette.

Un peu plus bas, l’expression invitant à tourner sa langue sept fois dans sa bouche… »

Recueillis par #JoroAndrianasolo

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