Jaojoby: Deux ans, ça se fête !
1 juillet 2013 - By night commentaires   //   1161 Views   //   N°: 42

Le 1er juin, le Jao’s Pub à Ambohipo a célébré ses deux ans d’existence avec, excusez du peu, le groupe Jaojoby au grand complet. Une affaire familiale rondement menée comme l’explique le roi du salegy.

Comment t’est venue l’idée de monter un cabaret ?
À 17 ans, je chantais tous les soirs dans les boîtes de nuit et le lendemain j’allais à l’école. Pour dire que j’ai grandi dans cet univers-là. Quand j’ai acquis ce terrain à Ambohipo en 1998, je savais que j’allais en faire un cabaret, mais j’ai attendu 2010 pour commencer les travaux. Je me considère comme un associé. En fait, c’est ma fille Eusebia qui en est la gérante statutaire, tandis que mon fils Anderson s’occupe des artistes. On a quasiment un groupe sur scène tous les jours. Le lundi on est fermé. Le dimanche, l’entrée est gratuite avec animation DJ… pour les petits gars du quartier qui n’ont pas les moyens. C’est la folie le dimanche soir !

Le Jao’s Pub, temple de la musique tropicale ?
(Rires) Ben oui, forcément, et pas que le salegy ! Tous ceux qui sont dans la mozika mafana sont les bienvenus. Inutile de préciser que quand on reçoit Vaiavy Chila, Tsiliva, Jerry Marcoss ou Black Nadia, ça frise l’émeute ! Notre record, c’est Wawa : un jeudi, on a vendu plus de 1 000 billets, deux fois plus que la capacité d’accueil du Jao’sPub. J’avoue qu’on a mal géré, aujourd’hui on fait plus gaffe. Il nous arrive aussi d’accueillir des jazzmen comme Jeannot Rabeson, le festival Madajazzcar décentralise parfois ses concerts chez nous. On est ouverts quoi ! Le live est notre marque de fabrique, on a construit et prévu l’établissement pour ça, d’où la mezzanine, la scène…
Le Jao’s Pub ne fait pas que du cabaret…
On est aussi un bar et un restaurant. Boissons, grillades et snacks, parfois des pizzas, mais pas encore de riz. C’est de là que proviennent nos bénéfices, car les recettes des entrées vont aux artistes. Nous ne sommes pas encore tout à fait bénéficiaires aujourd’hui, on continue à investir. Nous avons acquis une table de mixage Midas, on n’est que trois à en avoir une à Madagascar…

Propos recueillis par #JoroAndrianasolo

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