J’Aïna : La bombe de l’année
30 novembre 2015 - Cultures Music Musiques commentaires   //   2216 Views   //   N°: 71

Les reines du « chaud bouillant » peuvent commencer à se faire du souci, car l’attraction de l’année – la « bomba be » comme on dit dans le milieu – est sans aucun doute J’Aïna. Une fille de la côte Est dont le salegy survolté est en train d’exploser les dancefloors. 

À Tana, elle n’est pas encore très connue. Mais patience, car cela ne fait que très peu de temps que ses clips passent sur nos chaînes. Et à bien considérer un titre comme Anao tiako, on se dit que cette petite-là – 23 ans à tout casser – envoie vraiment du lourd. Du missile sol-sol mafana tout ce qu’il a de plus explosant pour le dancefloor ! Venue de la côte Est où elle est déjà une véritable célébrité, Jeannie Ella Mangasoaniaina – J’Aïna pour faire plus simple – ne lésine sur rien pour devenir l’attraction nationale : rare sont les weekends où elle ne donne pas un spectacle ou un cabaret. 

Et à chaque fois, elle rameute une foule immense, car son coupé-décalé et son sud-af sont en train de devenir la référence ultime auprès des clubbers. Une réputation due au bouche à oreilles comme il convient aux vraies bêtes de scène. 

Il faut dire que le physique s’impose de lui-même : les acrobaties fessières sont de tout premier ordre et la voix n’est jamais en reste, que demander de mieux ? Son salegy brut de décoffrage et son antosy (rythme traditionnel du Nord-Est) sont tout simplement irrésistibles. C’est simple vous voyez fondre les glaçons au fond des verres à Martini ! Un répertoire complètement à l’arrache, avec au maximum deux ou trois chansons de type slow dans son répertoire, des « virgules », comme elle les appelle. 

Originaire de Toamasina, J’Aïna a d’abord voulu s’imposer chez elle avant de « monter » à Tana. D’habitude, ça se passe dans le sens contraire : on se fait un nom dans la capitale puis on décroche le jackpot dans sa région, car ici on aime les gloires locales ! C’est dire qu’elle a du courage. Elle a commencé dans une chorale de paroisse, et c’est là qu’elle a attrapé le goût de la scène. « Le plus dur a été de dompter tous ces regards sur moi, car je suis d’un naturel timide. Mais à force de faire de la scène, tu apprends à dépasser tout ça, et aujourd’hui j’attaque la capitale ! » Une attaque de charme, vous l’aurez compris, en attendant son premier album qui devrait sortir au cours du premier trimestre de 2016. 

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