Irina-R : « Se rappeler d’où l’on vient »
4 janvier 2016 - Cultures Music Musiques commentaires   //   2013 Views   //   N°: 72

Son premier album « Sailing Home » navigue adroitement entre soul, folk et jazz, plus quelques influences bien senties à la Billie Holiday ou à la Judee Sill… grandes écorchées ! Et toujours cette quête d’identité propre aux artistes installés entre deux cultures. 

Ton rapport à Mada ?
Madagascar, c’est mes racines ! Mes parents sont Malgaches. Même si je suis née et grandi en France, la culture malgache est présente dans ma vie. Il y a toujours eu de la musique à la maison. Que ce soit à travers la chaîne Hi-Fi de mes parents ou bien mon père qui jouait de la guitare le soir. C’est donc très naturellement que j’ai eu envie de faire de la musique. J’ai commencé par apprendre le piano au conservatoire vers l’âge de 8 ans. L’envie d’apprendre la guitare est venue un peu plus tard, vers 19 ans. Mada, j’y suis allée cet été, ça m’a fait du bien, je me suis ressourcée là-bas. Cela faisait 8 ans que je n’y avais pas mis les pieds. Je pense que n’attendrai pas aussi longtemps pour revenir.

« Sailing Home » est un retour aux sources ?
Le titre exprime le fait de s’éloigner pour mieux se retrouver. Naviguer vers chez soi, voyager sur une mer d’émotions. Je parle essentiellement de mes voyages, de mes états d’âme, de mon envie de retrouver mes racines, mais aussi du piquant de l’amour et ses tourments.L’album comporte douze titres entre soul, folk et jazz, dont une chanson cachée après le dernier titre ! Ces styles de musique m’inspirent,certainement parce qu’aussi loin que mes souvenirs me portent, beaucoup de ce qu’écoutaient mes parents quand j’étais enfant appartient à ces genres. Ils sont ancrés en moi.

Secrets de fabrication ?
J’ai composé mes morceaux à la guitare, de manière très simple. Ensuite les arranger, leur ajouter une ligne de basse, de la batterie, un solo de guitare ou encore de la clarinette ou du saxophone pour leur donner un nouveau visage. Au moment d’écrire mes morceaux, j’étais dans une période où les sons qui tournaient en boucle chez moi étaient ceux de Judee Sill, Sam Cooke, Ben Harper, Billie Holiday, Lauryn Hill, entre autres. Je suis très fière d’avoir écrit et composé chacun de mes morceaux, mais il est évident que la collaboration est à la base de la création d’un album. J’ai principalement travaillé avec Gérald Portocallis sur ce projet, qui est l’arrangeur de mes titres. C’est un excellent batteur qui évolue dans le monde du jazz, et c’est évidemment lui qui joue de la batterie sur l’album. L’album a été enregistré en studio à Paris, et mixé à Brisbane en Australie. 

Propos recueillis par #AinaZoRaberanto

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