Ginette : physionomiste
28 janvier 2012 - By night commentaires   //   814 Views   //   N°: 24

Elle est connue dans toutes les boîtes select de la capitale pour son talent de physionomiste. D’un coup d’oeil, mais le bon, c’est elle qui décide à l’entrée qui va entrer ou rester à l’extérieur. Un métier qui demande beaucoup de tact et de courtoisie.

Un petit mot sur ton parcours ?
Je suis physionomiste dans les boîtes de Tana depuis une dizaine d’années. J’ai commencé au Pandora où je suis restée six ans, ensuite cinq mois au Six à Antaninarenina, deux ans au Caveau et quelques mois au Glacier et au Mojo. Actuellement, je suis sécurité-physionomiste au Club depuis son ouverture en juillet 2011. J’ai choisi ce métier parce que j’adore la nuit, d’ailleurs je me considère comme un « oiseau de nuit » ou un « ange de la nuit », pour le côté protecteur.

En quoi consiste le métier de physionomiste ?
En France, ce métier est très répandu. A Madagascar, je suis la seule femme à être physionomiste. Dans ce travail, il est important d’inspirer le respect, d’être calme et courtois lorsqu’on discute avec la clientèle. Mon but est d’assurer la tranquillité et le bon déroulement des soirées. Il faut repérer sur un seul coup d’oeil les personnes qui peuvent entrer dans l’établissement et celles qui sont susceptibles de créer des problèmes à travers leurs comportements. Dans le cas où des ennuis surviennent, il faut agir vite, être maître de la situation, tout en étant capable de discuter calmement avec les personnes. Je n’aime pas les bagarres même si j’ai pratiqué les arts martiaux et l’aïkido. J’estime qu’il faut savoir

régler les conflits avec patience, dans la diplomatie et la souplesse. En dix ans de fonction, je n’ai d’ailleurs jamais connu de mauvaises expériences.

Comment repérer les bons et les mauvais clients ?
Je sors beaucoup la nuit et je fréquente les bars. J’observe ainsi les comportements, les gestes des clients. Dès qu’ils viennent dans l’établissement, je les repère facilement, je sais comment ils vont réagir. Certains qui se voient refuser l’accès, râlent sur le coup, mais ils comprennent très vite que je fais mon boulot. Le métier de physionomiste demande beaucoup d’exercices de mémorisation : j’ai cette chance de reconnaître facilement les visages, c’est vraiment important. D’un autre côté, les gens se sentent rassurés quand on se souvient d’eux. J’adore ce métier, je ne pourrais pas en choisir un autre, et je ne pourrais jamais travailler dans la journée…

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