Gaëlle Raharinosy
3 novembre 2013 - AssociationsNo Comment   //   2627 Views

n°46

Fondation Telma

Pour son action humanitaire, la Fondation Telma s’est vue distinguer par les Nations Unies en août dernier. Une consécration pour cette institution dont le credo est le suivi concret sur le terrain, pas le simple financement, comme l’explique Gaëlle Raharinosy, chargée de projets au sein de la fondation.

Le 19 août dernier, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, les Nations Unies ont remis à la Fondation Telma le trophée du Meilleur acteur humanitaire pour son action lors du passage des cyclones Giovanna en 2012 et Haruna en 2013. En collaboration avec le Bureau national de gestion des risques et catastrophes, elle avait mis en place des SMS alerte météo et organisé des distributions de riz, de couvertures et de denrées alimentaires aux sinistrés.

Tant qu’on pourra aider…

Un exemple d’interventions parmi d’autres de cette institution créée en 2008 à l’initiative de Ron Allard, ancien administrateur et directeur général du groupe Telma, et reconnue d’utilité publique le 1er février 2011. « Nous sommes sur tous les fronts où nous pouvons aider au développement de la population malgache », explique Gaëlle Raharinosy, chargée de projets au sein de la fondation. De l’aide à l’enfance et à la jeunesse, en passant par la santé, l’environnement ou le développement durable, elle adopte une approche « participative », consistant en un accompagnement réel sur le terrain des programmes qu’elle finance.

Dans le domaine de la santé, la fondation a initié en septembre 2012 le projet SMS au service de la santé maternelle et néonatale. Un programme de distribution de 500 postes téléphones dans les régions, en collaboration avec le Fnuap (Fonds des Nations Unies pour la population). « Chaque poste dispose d’un menu SMS personnalisé, spécifique à la santé, permettant aux agents communautaires sur place de transmettre des données en temps réel sur les circonstances de décès maternels ou néonatals. » En tant que chargée de projet, Gaëlle Raharinosy traite les demandes d’associations ou d’organismes à but non lucratifs, mais pas les demandes de sponsoring. « Nous sommes cinq à recevoir une dizaine de demandes par mois ; j’en ai eu 24 depuis le début de l’année. Nous enquêtons aussi sur le passé des organisations qui nous sollicitent, il arrive qu’elles soient fictives ou peu recommandables. »

Mettre les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) au service du développement est dans la logique des interventions de la fondation. Ainsi du programme Informatique pour tous (IPT) lancé en novembre 2012, visant à initier à l’outil informatique les enfants défavorisés d’institutions comme les Enfants du Soleil (Itaosy), les Orchidées blanches ou Don Bosco. « Sept centres ont déjà pu bénéficier d’une trentaine d’ordinateurs grâce à Microsoft océan Indien, notre partenaire. » Au total, ce sont 353 millions d’ariary qui ont été alloués aux projets de la fondation pour l’exercice 2011-2012, chiffre comprenant l’apport en argent, en matériel ou en compétences. Au 30 juin 2013, le budget de l’année précédente a déjà été atteint, un indice significatif des besoins de la population malgache. « Tant que la fondation Telma peut aider, elle le fait. Il nous arrive de devoir refuser des projets uniquement parce que le budget dépasse nos possibilités et qu’il nous faudrait au moins dix partenaires pour le financer… »

Joro Andrianasolo

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