Gaby : L’esprit des grands crus
6 avril 2012 - By night commentaires   //   1236 Views   //   N°: 27

Initié à Bordeaux, dans le Saint du Saint, Gaby se définit d’abord comme un passionné de vin. Comme le rhum et le whisky n’ont plus guère de secrets pour lui, il reste également l’ambassadeur très avisé de Royal Spirits. Une figure incontournable du monde de la nuit. 

Un petit résumé de votre parcours ?
(Rires) Mille métiers, mille misères, ça c’est pour faire court. J’ai exercé beaucoup de métiers un peu partout dans le monde : déménageur à New York, chef de rang dans un restaurant parisien, cueilleur de pistaches en Sicile, enseignant en Ecosse, céramiste et sculpteur à Bordeaux. C’est là d’ailleurs que j’ai eu mon coup de foudre pour le vin, car je suis avant tout oenologue. – l’esprit des grands crus. C’était dans les années 70, avant pas mal de voyages. En revenant à Madagascar en 1979, j’ai été parachuté, grâce à mon beau-père, dans une société de Tamatave, la Sodiac. J’y ai appris la mise en bouteille de produits très connus à l’époque, et encore maintenant, comme le rhum Négrita et les premiers whiskies locaux comme le Scott.

Votre histoire avec Royal Spirits ?
J’ai quitté le travail que je faisais à Tamatave pour me retrouver à La Réunion et à Maurice, deux îles où j’ai pas mal fait l’aller-retour en bateau. De retour à Tana, je rencontre un ami, Lucien Foying qui était mon client lorsque je faisais de la mise en bouteille à Tamatave. Il est le père fondateur de Royal Spirits et de Dzama.

Comme il a su que je ne faisais pas grand-chose, il ma proposé de l’aider dans le lancement du premier whisky malgache : le Royal Label. J’ai donc fait le tour des villes de Madagascar avec deux cartons – soit 12 bouteilles – ce qui suffisait largement pour les démonstrations. Je faisais également la tournée des boîtes de nuit où je distribuais les produits et chantais la gloire des Vodka Markovitch, Tequila Don Pedro, Wilson, Mac Neil, Brighton aux soirées d’animations. Je suis resté deux ans à Royal Spirits.

Aujourd’hui ?
Après une petite pause de deux mois, je reviens à Royal Spirits où je reprends mon activité de commercial. Je renoue des contacts avec mes anciens clients et j’essaie de rattraper le recul que l’on a pris par rapport à la concurrence. Objectif, garder sa place sur ce marché devenu très concurrentiel. En deux mots, come partout ailleurs, se battre. 

Recueillis par #AinaZoRaberanto 

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