France Volontaires
12 juin 2012 - AssociationsNo Comment   //   1888 Views   //   N°: 29

On n’arrête pas le progrès

Rassemblés depuis deux ans sous la bannière France Volontaires, les « volontaires du progrès » restent toujours très actifs dans le domaine de la solidarité internationale. Un volontariat Nord-Sud appelé à devenir de plus en plus Sud-Sud.

Elle est loin l’époque où l’Association française des volontaires du progrès (AFVP) était créée par le général de Gaulle pour faire la nique  aux Peace Corps, fondés la même année (1963) par le président Kennedy. Toujours financée par le ministère français des affaires étrangères, l’AFVP a quelque peu changé son fusil d’épaule ces dernières années en se rapprochant du monde associatif. D’où son nouveau nom de France Volontaires en vigueur depuis 2010.

Aujourd’hui, elle se concentre moins sur l’envoi de volontaires maison (249 actuellement dans 55 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine) que sur la recherche d’actions communes avec toutes sortes de structures de solidarité internationale, françaises ou non, qu’elle peut rencontrer sur le terrain. « On veut être une plateforme du volontariat à travers de l’information, du conseil, des échanges de pratiques et des rencontres », explique Béatrice Christiny, représentante nationale de France Volontaires. « À Madagascar, on est par exemple en relation suivie avec l’Association Sœur Emmanuelle, la Délégation catholique à la coopération ou l’association de retraités Agir ABCD. En favorisant l’échange de compétences, on peut aller sur des projets encore plus ambitieux. »

Depuis 2011, un Espace volontariats est ouvert, aussi bien à l’écoute des volontaires maison que de toutes personnes venues à Madagascar pour s’engager au sein d’un projet de développement ou de solidarité internationale. En plus des classiques missions d’envois de « volontaires de solidarité internationale » qui avaient déjà cours au temps de l’AFVP, des professionnels engagés sur des missions de deux ans, l’association développe aujourd’hui des formules de missions courtes, de trois semaines à un mois, intéressant aussi bien les jeunes, les actifs que les retraités.
« Ce qui est mis en avant c’est l’interculturalité, que les jeunes du Nord rencontrent des jeunes du Sud et qu’il puisse y avoir un regard autre sur son voisin du Nord ou du Sud », explique Tanina Baudrand-Ouadi, animatrice à l’Espace volontariats. Si le volontariat Nord-Sud est le plus courant, France Volontaires souhaite développer le volontariat Sud-Sud, soit l’opportunité pour un jeune du Sud de partir dans un autre pays du Sud comme le Cambodge, le Burkina Faso ou la Colombie. Des expériences ont déjà lieu dans différents pays, mais pas encore à Madagascar. « Nous espérons que ce sera possible d’ici quelques années. Bien entendu, un Malgache ne pourra pas être volontaire à Madagascar », précise Tanina Baudrand-Ouadi.

L’expérience prouve qu’après leurs missions, les volontaires ont tendance à rester dans le pays d’accueil pour développer de nouveaux projets, créer des associations ou travailler dans des entreprises. « À Madagascar, bon nombre d’anciens volontaires se sont installés pour monter leur propre boîte, ou une association ou travailler chez un entrepreneur local. L’attachement au pays est très fort », constate Béatrice Christiny.
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