Fety Gasy 2013 : Un monde fou, fou, fou
18 août 2013 - Cousins-cousinesNo Comment   //   2638 Views   //   N°: 43

Plus de 10 000 personnes étaient rassemblées à Saint- Denis, le 26 juin dernier, pour la fête de l’Indépendance malgache. Un rendez-vous qui déplace de plus en plus les foules, y compris les artistes malgaches pour qui la « fête au Barachois » devient l’événement incontournable sur la région. 

La clé du succès de la fête de l’Indépendance malgache (fety gasy) à La Réunion tient sans aucun doute à sa nouveauté et aux innovations qu’elle sait nous ménager à chaque édition. Tout commence il y a trois ans : sur la grande scène du Barachois, des têtes d’affiche venues de Madagascar, mais aussi des associations malgaches locales dont les habits hauts en couleur, façon carnaval, sont déjà une fête en soi. L’année suivante, un défilé de plus de 300 personnes représentant la mosaïque culturelle malgache, vient s’ajouter aux festivités. Le public est aux anges. Cette année, il a pu découvrir un village artisanal, un stand de gastronomie et plein de représentants de la musique malgache traditionnelle, totalement acoustique. 

L’autre clé du succès tient au professionnalisme et la régularité de ceux qui pilotent la fety gasy. Depuis trois ans, bien en amont de l’événement, Tiana Randrianarisoa (organisatrice et présentatrice) et Christophe David (producteur et passeur d’artistes malgaches à la frontière) associent leurs talents pour que la fête soit bien au rendez-vous. Une armée de bénévoles suit leur pas, non sans tensions à mesure que le 26 juin se profile, en raison des enjeux des plus importants de cette superproduction. 

La programmation est elle aussi un ingrédient du succès. Cette année, Balita a été la tête d’affiche « locale ». Fandrama et Samoela, de leurs côtés, sont venus tropicaliser encore plus l’ambiance à Saint-Pierre et à Saint-Denis le vendredi et le samedi soir. Les talents de demain, comme Mariah, Elica et Soa ont fait leur première grande scène… Tout comme Tina Gasy et Judy Gasy, déjà présentés dans no comment. 

 

Julien Catalan

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