Faniriravaka Resch Ramilison : « Besoin d’agir »
5 janvier 2016 - DiasporaNo Comment   //   2447 Views   //   N°: 72

De l’un des pays les plus pauvres à l’un des pays les plus riches du monde. Tel est en somme l’histoire de Faniriravaka, installée depuis deux ans au Luxembourg. Mais ne dit-on pas que les extrêmes s’attirent ? 

Faniriravaka Resch Ramilison a 27 ans et un parcours professionnel déjà bien rempli. Installée depuis deux ans au Luxembourg, petit Etat limitrophe de la France de 550 000 habitants, elle goûte au confort d’un pays classé au premier rang mondial en terme de PIB par habitant, tout en demeurant « démesurément attachée à (sa) grande île. » Ce qui l’a amenée ici ? D’abord des études en communication et langues étrangères qu’elle commence à Madagascar et poursuit en Allemagne. De là, l’opportunité d’un contrat au Grand-Duché de Luxembourg s’offre à elle et c’est ainsi qu’elle rencontre Micheto, son futur mari.

Au terme de son contrat, elle choisit de rentrer à Madagascar pour y exercer le métier d’interprète-traductrice, mais également pour y assouvir une autre de ses passions, l’animation radio. « J’ai travaillé près de six ans à la Radio des jeunes (RDJ) à Antananarivo. Une expérience inoubliable. L’ambiance était au top, la radio c’est vraiment tout ce que j’aime. »

Au Luxembourg où elle vit aujourd’hui de manière quasi permanente, elle atteste ne ressentir « aucune forme de racisme ni de ségrégation ». C’est une terre d’accueil qu’elle aime et respecte, sans toutefois lui faire oublier le lien « fusionnel » qu’elle entretient avec son pays natal, malgré la distance. Ainsi, elle aime à s’entourer d’objets traditionnels qui lui rappelle le pays. Des éléments qui l’apaisent, assure-t-elle. « Les deux pays ne sont pas comparables au sens où tout fonctionne au Luxembourg, tout est en ordre et bien réglé. Ce qui n’est malheureusement pas le cas de Mada… »

Issue d’une famille où depuis son enfance elle a vu son entourage venir en aide aux personnes défavorisées, elle ressent aujourd’hui, à son tour, le besoin d’agir. C’est pour cette raison qu’avec Micheto et quelques amis au Luxembourg, un projet est en train de naître : la création d’une association humanitaire pour Madagascar qui portera le nom de Gasy Aid. « On ne sait pas encore dans quel domaine on va intervenir, pour l’instant on en est encore à préparer les papiers pour les statuts légaux. Mon mari anime également un site Internet pour faire connaître Madagascar aux Luxembourgeois, car il est très amoureux de ce pays. » Que du bonheur !
 

#KoleaneFoxonet

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