Et pourquoi pas ?
23 mars 2012 - LoisirsNo Comment   //   1025 Views   //   N°: 26

La rue d’Isoraka regorge de bonnes tables. Parmi elles, un petit endroit anciennement nommé Sur le pouce et repris depuis juillet 2011 par deux associés qui ont choisi de le rebaptiser Pourquoi pas ? Et pourquoi pas, après tout ?

Marcelline, originaire de Fianarantsoa, a un parcours quelque peu atypique. Il lui aura fallu passer par le service en bar puis par l’artisanat pour se découvrir, au moment même où elle attendait son premier enfant, sa vocation pour la cuisine. Cela commence par une gargote qu’elle entreprend de gérer en solo sur le by-pass, puis par une chambre d’hôte à Ambatoroka. De là, son destin l’amène à rencontrer Serge. Cet ancien employé d’une compagnie aérienne française est à la recherche d’un restaurant et de quelqu’un pour s’en occuper. Les choses prennent très vite tournure quand, à Isoraka, le restaurant Sur le pouce, anciennement tenu par Rodrigue, cherche un repreneur. L’affaire est conclue, il ne reste plus qu’à trouver un nom au nouvel établissement.

Après des jours et des jours de réflexion, Marcelline et Serge vont s’accorder 

sur cet énigmatique Pourquoi pas ? Et pourquoi pas, après tout ? Allusion ou non au célèbre bateau d’exploration polaire, du commandant Charcot, c’est en tout cas un lieu qui n’entend pas transiger avec la qualité des viandes qui avait fait la renommée du Sur le pouce. La preuve, c’est le même personnel qu’on retrouve aux fourneaux. On ne change pas une équipe qui gagne, surtout quand elle est composée d’une cuisinière émérite ayant plus de quinze ans d’expérience et de son fils, formé par ses soins et qui a suivi en complément un stage en boulangerie à l’hôtel Carlton.

Les fournisseurs non plus n‘ont pas changé. La viande qui est servie provient toujours de l’élevage de zébus en fosse. Une technique d’engraissement dans des « fosses » creusées à flanc de pente autour des villages, et murées. Les zébus sont nourris d’herbe, de repousse de riz, de feuilles de patates et de manioc. À ce régime, leur poids double avec un rendement en carcasse bien supérieur à la moyenne. C’est un peu plus cher que la viande de zébu élevé à l’air libre, mais le goût n’est pas le même non plus !

La décoration est à l’image de Serge avec aux murs des posters très axés sur le monde aérien. L’invitation au voyage est également au menu avec au choix : carpaccio, lasagnes, pavé de filet zébu et très bientôt un hamburger qui s’annonce déjà exquis avec son pain fait maison ! Quant à l’accueil, il est tout entier contenu dans le sourire de Marcelline et la célérité du service. Alors pourquoi pas le Pourquoi pas ? 

NOTRE AVIS
Cuisine **
Déco **
Service ***
Vins *
* bon ** très bon *** excellent 

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