Écolodge sur l’île d’Ankazoberavina
6 juillet 2012 - Nature commentaires   //   1351 Views   //   N°: 30

Le paradis tropical, ça se mérite. Exemple avec la petite île d’Ankazoberavina et son écolodge. Un modèle d’écologie intelligente entre orchidées, lémuriens et tortues marines… 

La société à but non lucratif Nature Sauvage est composée de passionnés d’Ankazoberavina, une île située dans la partie nord-ouest de Madagascar, à une heure de bateau de Nosy Be. Ceux qui la connaissent vous diront qu’il y règne quelque chose de magique avec sa dense forêt primaire qui la cerne de toutes parts. En malgache, son nom signifie l’île des « arbres aux grandes feuilles » ; les hauts badanniers (atafana en malgache) y poussent en abondance, de même que les ravinala, les célèbres « palmiers du voyageur », symboles de Madagascar. L’île abrite également quantité de lieux sacrés où régulièrement les habitants du village voisin organisent des cérémonies de commémoration des aïeux. Enfin, elle regorge d’une faune extraordinaire.

Tout cela méritait bien la création d’un écolodge crée par Nature Sauvage dans le plus total respect de la faune et de la flore ambiantes. Son directeur Massimiliano Felici, plus communément appelé Max, ne prend pas l’écologie à la légère. Ici, la pêche est interdite à moins de 500 mètres de l’île, tout comme le mouillage à l’ancre pour les bateaux (en revanche, des corps morts sont disponibles pour les catamarans qui désirent visiter l’île). « Nos détritus sont évacués sur la grande terre dans des espaces appropriés. De même nous n’utilisons que du savon biodégradable et par souci d’eau, le linge à laver est lui aussi envoyé sur la grande terre », explique Max. Sans parler de l’absence de lumière à l’extérieur des bungalows et sur le sentier pour ne pas déranger la ponte des tortues. Et évidemment, pas touche aux coquillages, minéraux et végétaux : tout doit rester en l’état !

Une attention de tous les instants pour un petit coin de paradis naturel qui entend bien le rester. C’est en tout cas l’ambition de Max, un moniteur de plongée et expert en biologie marine, arrivé ici en 2009. Installé à Madagascar depuis 1992, il a d’abord vécu à Sainte-Marie où il a été le pionnier du safari baleine. Il a participé à la réalisation d’importants documentaires sur l’observation des baleines comme membre de l’association Megaptera. On le retrouve ensuite organisateur de croisières découverte et de plongées dans les archipels des Mitsio et des Radama, aux alentours de Nosy Be.

A Ankazoberavina, ce sont les tortues marines qui demandent à être protégées. L’île est ainsi engagée dans un projet de sauvegarde en partenariat avec l’association WCS (Société pour la conservation de la vie sauvage). Le projet s’étend aussi au terrestre avec la protection de la forêt primaire de l’île et de sa faune incroyable : lémuriens macaco, microcèbes, hapalémur, aigles pêcheurs, caméléons, boas. Sans parler des orchidées et autres plantes rares. L’écolodge favorise la découverte de l’intérieur de l’île par des treks, mais également de ses alentours par des voyages en catamarans. Le message est simple : une nature préservée, c’est du bonheur pour longtemps. 

#CélineFelumb

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