Clash info : Le flow de l’info
1 juin 2015 - Médias commentaires   //   3038 Views   //   N°: 65

Mêler du rap à de l’actu, voilà le pari très osé de cette émission parodique qui passe tous les dimanches sur la chaîne privée TV Plus Madagascar. Un pari sur l’humour et la poésie avec des brèves d’info qui pour une fois riment vraiment !  

Salama re Tompoko oh ! Cette façon de dire bonjour est redevenue célèbre grâce à Clash Info. Et dans les rues, dans les bus, dans les cours de récré, on ne parle plus que de ça. Clash Info, c’est cette nouvelle émission de cinq minutes qui passe tous les dimanches soir à 20 h 10 sur la chaîne privée TV Plus Madagascar depuis déjà quelques semaines. Une façon novatrice de présenter les informations, puisqu’il s’agit d’un journal télévisé tout en rap et en musique ! Ajoutez-y un plateau digne d’un vrai JT, un présentateur fringué à la Abraham Razafy, un correspondant qui entre en duplex sur le plateau… cette formule n’a décidément rien à envier au commun des journaux télévisés. Au contraire, c’est elle qui prend l’avantage sur les autres !

Sans sommation, sans concession, Clash Info traite toutes les informations, politiques, économiques, sociales, culturelles et sportives sur le ton de la parfaite dérision, avec beaucoup de rimes, beaucoup d’humour et surtout un grand sens de la déontologie journalistique. « Nous vérifions et recoupons nos sources. On fait gaffe à la diffamation. Notre avantage sur les autres est qu’on peut dire ce que nous pensons au fond de nous-mêmes, on peut prendre parti, pousser un coup de gueule le cas échéant », explique Bolo Randrianarisoa, le présentateur de Clash Info. Il écrit lui-même les paroles en essayant de mettre pour chaque information la rime et le flow qui va avec.

« C’est notre façon à nous d’amener les jeunes à s’intéresser aux actualités », confie Larrys Richard Ranalisolofo, manager d’Amen Communication qui a lancé le concept, inspiré du Jité Agité de Dekra de la chaîne W9 et du JTR sénégalais.

Pour la petite histoire, l’idée est venue un jour que l’équipe d’Amen Communication faisait un brainstorming et que Tsiliva chantait à la télé pour une publicité pour un spectacle. « On a commencé à délirer là-dessus et petit à petit on a trouvé le ton de l’émission… »

L’émission coûterait environ un million d’ariary par semaine à la production. Les paroles sont écrites durant la semaine et bouclées chaque vendredi. La prise de son en studio se fait les vendredis en début d’après-midi et peut durer jusqu’à deux heures. Le tournage vidéo se déroule tout de suite après. Le tout est mixé le samedi toute la journée pour être livrable le dimanche. D’où sans doute ce rythme endiablé qui ne vous lâche pas durant les cinq minutes d’émission.

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