Case Madrigal : Le jardin de Bérénice
14 mars 2013 - Escales commentaires   //   1263 Views   //   N°: 38

Accrochée à la colline d’Antarandolo, au coeur de Fianarantsoa, la Case Madrigal offre plus que le confort d’une chambre d’hôte. On y savoure tout le charme d’une pension de famille, où vivent sous le même toit locataires et touristes de passage.

La Case Madrigal. Un nom qui associe l’exotisme des tropiques et l’élégance des poèmes de la Renaissance italienne. Un nom aux multiples sens, qui, plus qu’une référence culturelle, est le reflet d’une vie et d’une personnalité, celle de Bérénice, l’âme et maîtresse de cette maison d’hôtes un peu particulière. Le nom Madrigal est d’abord une référence à un roman qui retrace les destins croisés des habitants d’une pension de famille tenue par une maîtresse de maison, Madame Madrigal, un peu originale, hippie généreuse et émancipée, qui révèle une certaine fragilité.

« Je me retrouve un peu dans cette femme accueillante et indépendante », explique Bérénice. « En plus, c’est aussi le nom d’une variété de riz, qui poussait au bord du lac Alaotra, près duquel j’ai vécu quand je suis arrivée à Madagascar. 

C’est le riz de mes premières années à Madagascar ».

Quant au mot « case », il est un souvenir d’une enfance grandie sous le soleil de Guadeloupe Un nom littéraire et exotique pour un décor chaleureux et une ambiance détendue.

La pièce principale est partagée entre un salon aux couleurs chaudes, une salle à manger où trône une grande table familiale, et une vaste cuisine remplie d’odeurs et de couleurs, organisée autour d’une vieille table d’imprimeur.

Les murs sont tapissés de piles de livres et de photos. Ventilateur hors d’âge, miroir de grand-mère, les meubles sont chinés et retapés. Un tableau noir recueille pense-bêtes, proverbes, madrigaux tendres ou amusés, écrits par certains habitués inspirés.

Outre ses pensionnaires réguliers qui passent parfois une semaine, parfois quelques mois, Bérénice accueille les touristes de passage. Ils sont tous loin de chez eux et retrouvent ici l’ambiance d’une maison familiale, avec son accueil, ses horaires, ses règles, ses repas animés. Le dîner offre l’aspect d’un repas de famille.

On descend en pantoufle, chacun se permet des observations sur l’air des convives, sur la journée écoulée, s’exprimant avec la confiance de l’intimité. Bérénice s’active, cuisine, conseille. Elle parle peu d’elle mais plus de ses expériences et de ses coups de coeur.

Réconforté et repus, chaque convive repart chez lui, dans les chambres installées à l’étage, toutes décorées différemment. Une petite communauté où chacun apporte sa note à l’harmonie commune.

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