Belo sur Mer : Un goût de paradis
30 décembre 2012 - Escales commentaires   //   1444 Views   //   N°: 35

Depuis le cyclone d’il y a quatre ans qui a dévasté le village, Belo sur Mer s’est patiemment reconstruite.
Aujourd’hui, c’est l’une des étapes touristiques les plus prisées de la région.
Plongée sous-marine, kitesurf, visite des baobabs bouteilles, qui a dit qu’on s’ennuyait à Belo ? 

Belo sur Mer il y a à peine quinze ans regorgeait de poissons : thons, requins, concombres de mer… Dans le seul bar de l’époque « Chez Zézé » on dansait et buvait le fruit de la pêche. De Morombe à Morondava les pêcheurs et les acheteurs s’y retrouvaient dans une ambiance déchaînée.
Imaginez que les commandes de boissons se faisaient par cageots ! 

Aujourd’hui la situation est toute autre.
Malgré les gros efforts de l’Angap, 75 % du parc sous-marin a été décimé.

Le droit de passage octroyé à certains crevettiers au large des cinq îles qui bordent Belo sur Mer a permis à ces bateaux-usines de pécher très gros. Sans doute trop gros et trop vite.
Sans trop se soucier de l’avenir des petits villages côtiers.

Après le cyclone d’il y a quatre ans qui a soufflé à plus de 300 kilomètres heure, Belo a été totalement reconstruite pour devenir aujourd’hui cet Éden de zénitude.
Repartie de zéro, Belo sur Mer est actuellement une véritable étape touristique.
Que l’on y accède en 4X4, en boutre, en pirogue ou bateau à moteur, ce petit village de pécheurs de 2 000 âmes ressemble de très près à ce que chacun peut s’imaginer du paradis.
Sur place, les infrastructures sont adaptées à toutes les bourses.

Leurs propriétaires, quand on les interroge, sont tous amoureux du cadre et défendent bec et ongles leur village.
Il faut dire que les critiques un peu dures et surtout mal fondées de certains guides de l’époque ont fait du tort à Belo.
Ces dernières sont aujourd’hui balayées par un souffle nouveau, une dynamique basée sur l’accueil et le respect.

Qui disait que l’on s’ennuyait à Belo sur Mer ? Aujourd’hui, il y a l’embarras du choix entre la sortie en pirogue sur les îles Nosy Andravoho ou Nosy Andriangary ou la visite des salines dont la fleur de sel dépasserait en qualité celle de Guérande, assurent les connaisseurs.
Et pourquoi pas une plongée sous-marine, une virée en kitesurf, la visite d’une forêt de « baobabs bouteilles » à dix kilomètres du village, ou tout simplement sur place la visite du chantier naval de boutres…
Si au large quelques baleines font le show, c’est pour dire qu’il vous reste encore une balade dans la mangrove à faire et une langouste à déguster devant les goélettes rouges et bleues sur fond de coucher du soleil. 

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