Association: Fitiavana
10 novembre 2012 - AssociationsNo Comment   //   3131 Views   //   N°: 34

En organisant un tournoi de football en septembre dernier pour les pensionnaires du centre de rééducation de Mandrosoa-Anosiala, l’association Fitiavana marque un but dans son combat contre l’enfance en dérive.

« Le bonheur, c’est de faire retrouver le sourire à un enfant, qu’il soit orphelin, handicapé ou en éducation surveillée.» C’est ainsi que Shahana Nassor définit le cadre philosophique et humain de l’association Fitiavana (littéralement amour) qu’elle a créée en mai dernier avec Karen Leong et Eileen Akbaraly : à ne pas confondre avec l’association Fitiavana Madagascar qui parraine depuis la France des enfants défavorisés.

Les actions de Fitiavana se veulent toujours concrètes, très « au coeur du problème », comme ce tournoi de football que l’association a organisé le 9 septembre dernier et qui a rassemblé 85 petits pensionnaires du centre de rééducation de Mandrosoa-Anosiala.

« Comme il ne leur est pas permis de sortir, ils n’ont pas beaucoup d’activités, sauf un terrain de foot situé hors du centre où ils passent leur week-end », explique Shahana Nassor. Car Mandrosoa- Anosiala n’est pas une prison comme le quartier des mineurs de la prison de Tananarive, mais bien un centre de rééducation fermé avec des dortoirs, une école, des éducateurs.

L’établissement accueille une centaine de jeunes de 9 à 18 ans au passé plus ou moins lourd, aussi bien des orphelins que des délinquants ayant eu maille à partir avec la justice. « L’un a volé des bananes parce qu’il avait faim, un autre a causé la noyade d’un enfant sans le vouloir. Au final ce sont surtout des victimes de la pauvreté et d’un cruel manque d’éducation morale », estime la jeune femme.

Certains sont placés par décision du juge et resteront à Mandrosoa-Anosiala jusqu’à leur majorité, d’autres n’y font que passer, le temps pour eux d’apprendre la leçon. Un univers forcément morose auquel l’initiative de Fitiavana a voulu apporter un petit rayon de soleil. « À travers ce tournoi de foot, ils ont retrouvé l’envie de gagner et la fierté d’être dans une équipe, c’est un premier pas vers la resocialisation. »

En quelques mois d’existence, l’association est déjà intervenue en amenant en pique-nique les enfants du Centre missionnaire de la charité d’Androhibe ou en distribuant du riz et des couvertures dans divers orphelinats. Mis à part les dons de fournitures, de nourriture et de vêtements, Fitiavana collecte des fonds pour investir dans des projets à plus long terme, notamment pour l’école des sourds et malentendants, ainsi que pour son extension en province. Des domaines où toute aide est la bienvenue.

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