Andry Raobelina (Dream’In)
5 novembre 2012 - Médias commentaires   //   5475 Views   //   N°: 34

Dream’In est la nouvelle chaîne branchée jeunes qui entend faire aussi bien que ce qui se fait à l’extérieur. Sans complexe et juste en respirant l’air du temps. Andry Raobelina, son P-DG, explique comment la « télé vision » lui est venue après avoir tâté de l’événementiel et de la projection vidéo via Canal 7.

Vous n’êtes pas tout à fait un nouveau venu dans le paysage audiovisuel…

Avant Dream’In, j’avais déjà via Canal 7 un pied dans le divertissement et l’événementiel. Canal 7 est par exemple à l’origine du Salon du mariage et du bébé, mais s’est aussi lancée dans les projections de films en salles. Nous en avons fait environ 800, dont Madagascar 2 projeté en 35 mm en 2008. Malheureusement, ce n’était pas encore à la portée du pouvoir d’achat local.

Le public malgache est davantage mûr pour la télé « nouvelle vision » ?

Oui, on cible un public jeune, à l’image du pays, un public qui a envie de rêver, de bouger, de se projeter sans complexe sur l’international. Par exemple, dès l’an prochain, on prévoit de faire tourner notre programme culinaire Cuisine Break directement à Bangkok.

On offre la télévision dont tout le monde a toujours rêvé, sauf qu’elle ne tombe pas du satellite, elle est totalement malgache ! En confiant la direction des programmes et de la production à Rija Tahiana et Christian, deux ex-animateurs vedettes de la RTA, c’est bien cette carte de la vitalité qu’on entend jouer. Ils sont jeunes, innovants, comme la soixantaine de personnes qui constitue l’équipe de Dream’In.

Chacun a mis à contribution son réseau pour lancer la chaîne et après deux mois d’activité on avait déjà plus de 13 000 fans sur Facebook. Nos programmes sont aussi chargés quotidiennement sur notre site internet.

Les « vieux » peuvent vous regarder ?

Oui, tout le monde, en sachant que le divertissement et la téléréalité sont les fers de lance de nos programmes. Lorsqu’on dit à nos téléspectateurs qu’on est là pour les aider à réaliser leurs rêves, on touche à des attentes profondes de la société malgache.

Izy Roa, par exemple, est un programme de real TV pour les couples qui veulent se marier. Des épreuves seront imposées aux candidats et les gagnants se verront offrir, par la chaîne, la totalité de leur mariage, de l’achat des alliances à l’organisation du buffet de 400 invités. Tout cela a énormément de résonance dans un pays où l’on s’endette pour se marier…

Télé jeune, mais pas née de la dernière pluie …

Absolument, puisque Dream’In utilise en fait la licence de l’ex-chaîne OTV, devenue ensuite Jery. Notre arrivée dans la télévision résulte en fait d’un accord de vente-location que nous avions avec OTV : nous lui louions les plages du lundi au samedi, ce qui nous permettait d’acquérir progressivement son actionnariat. Cela étant, on s’est lancé dans l’aventure Dream’In avec l’idée de complètement changer l’image de la chaîne par rapport à ce qu’était Jery.

La projection en salle appartient au passé ?

Pas du tout puisque nous projetons d’ici deux ans d’avoir notre propre salle de cinéma. Elle sera en centre-ville, équipée 3D et 35 mm… à l’image de ce que l’on trouve à Dubaï, en Chine, partout dans le monde. On a déjà importé 500 sièges avec les emplacements à pop-corn. Là aussi nous voulons apporter aux Malgaches une qualité conforme à ce qui existe à l’international. Nous cherchons constamment de nouvelles formes de divertissement. C’est en ce sens que nous officialiserons d’ici un mois notre partenariat avec une radio locale. Le rêve continue. 

Propos recueillis par #JoroAndrianasolo

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