Amired : L’amiral du dancehall
30 mars 2017 - Comores Diaspora commentaires   //   1939 Views   //   N°: 86

Amired, de son vrai nom Amirdine Wirdane Bacar, est à la fois chorégraphe, danseur et moniteur de danse. Il est actuellement l’artiste dancehall comorien le plus en vue au niveau de la capitale malgache.

Originaire des Comores, Amired embrasse le monde de la danse en 1996. Tout jeune, il commence par le « ngoma yaki tamadouni », une danse traditionnelle exécutée généralement l’après-midi dans les mariages. En l’an 2000, il découvre la danse urbaine et s’approprie avec enthousiasme de cette nouvelle tendance. « Sans vouloir me vanter, j’ai été parmi les premiers jeunes de mon pays à m’intéresser aux danses urbaine, je me rappelle qu’à cette époque les jeunes manifestaient une grande réticence envers ces modes d’expression venus de l’intérieur… » Ayant débuté par le hip hop, il s’est ensuite spécialisé dans le dancehall. « Depuis que j’ai découvert cette discipline, je me sens dans mon monde. »

Son arrivée à Madagascar lui a servi de trait d’union avec le monde extérieur. Débarqué à Tana en 2010, il a très vite commencé à nouer des relations avec les artistes malgaches ou se produisant à l’extérieur. « Les Malgaches sont cools et accueillants, j’en ai profité pour en faire des collaborateurs. » Il a ainsi organisé un certain nombre d’événements et participé à plusieurs « battles » dont la plupart se sont soldés par des victoires, notamment avec « Madagascar just dancehall » où il a été récemment sacré champion de dancehall de la Grande Ile. A son palmarès, pas mal de trophées, comme « Just Dancehall » en 2015 ou le prix du meilleur danseur « hip hop debout à Madagascar » en 2012, un événement organisé par l’Académie de danse de Madagascar sise à Antanimena. Aux Comores, il a remporté en duo la compétition intitulé « Comores hiphop dayz » en 2007.

Animé par le souci de partage, Amired a créé sa propre école de danse où sont enseignées toutes sortes de danses urbaines. Il privilégie les enfants et les adolescents sans distinction de sexe d’origine sociale ou ethnique. « La porte de mon école est ouverte à tous, car ce qui importe le plus c’est l’esprit de partage. » Il n’hésite pas à se déplacer même en province afin des partager son talent de danseur et découvrir de nouveaux horizons. Car pour lui « un grand danseur n’est pas celui qui sait danser, mais celui qui aime et respecte son art ». Bien vu !

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