Retro-gaming : Reviens, tu me manques
27 décembre 2023 // Media & Add-0n // 8191 vues // Nc : 167

Est-ce que vous ça vous arrive de traîner sur YouTube pour regarder les jeux vidéo de votre enfance en vous disant « purée que ça a mal vieilli » ? Et pourtant, à l’époque, vous aviez l’impression qu’il s’agissait du pinacle de la technologie. Parfois, les éditeurs décident de les ressortir de leurs cartons en y mettant une bonne couche de neuf, comme c’est le cas avec Final Fantasy VII. Ce qui nous pousse à rêver d’un retour de nos titres de jeunesse, dont voici certains que beaucoup attendent, avec peu de chances de les avoir.

Bully
S’il n’y avait qu’un remake que le grand public désire, ça serait celui-ci. Mais disons-le tout de suite, ça n’arrivera pas. Un GTA-like dans un lycée où le harcèlement et la débauche, que ce soit au niveau des profs ou des élèves, sont omniprésents. Inutile d’ajouter un autre élément du jeu pour expliquer pourquoi nous n’en verrons jamais la couleur.

Ces dernières années, les problèmes de harcèlement en milieu scolaire ont gagné en visibilité, et les voix se font de plus en plus fortes pour la lutte contre ce fléau. La série 13 Reasons Why a fortement contribué à délier les langues, et la sensibilisation du grand public sur le sujet rend difficile, voire impossible, de sortir un jeu qui semble en faire la promotion. Même si Bully a été très apprécié à l’époque de la PlayStation 2, et que certains joueurs qui ne le découvrent que maintenant aimeraient le revoir avec une technologie remise aux goûts du jour, on ne pourra vraisemblablement qu’en rêver.

Shinobido
Encore un jeu PlayStation 2. Et même s’il ne souffre pas de la même polémique que Bully, on ne risque tout de même pas de le voir de sitôt. La raison est que Shinobido est un jeu peu connu, qui a dû se frotter aux Metal Gear et Splinter Cell dans le genre de l’infiltration. Pourtant, il n’a rien à leur envier. On y incarne un ninja au service de seigneurs.

Un système de base permet de gérer son quartier général et de le protéger des clans ninja rivaux. On y effectue des missions aux choix pour faire avancer le scénario sur différentes possibilités, et, contrairement à certains jeux modernes, nos décisions sur le seigneur qu’on va favoriser ou les missions qu’on mène à bien ont de réelles répercussions sur le déroulement de l’histoire et la fin du jeu. On peut par exemple décider d’accepter les contrats du seigneur le plus riche au détriment de celui qui s’est toujours occupé de nous pour avoir plus d’argent, et la manière dont le scénario avancera changera en conséquence. Pareil pour les missions incluant des affrontements avec les clans rivaux. Une pépite oubliée, mais qui a le potentiel d’être une masterclass du genre si elle est retravaillée aujourd’hui.

Assassin’s Creed 2
Un trésor de l’ère PlayStation 3, et un jeu que nombre de fans considèrent encore aujourd’hui comme le meilleur épisode de la franchise. En 13 jeux de la lignée principale et 11 spin-offs, Assassin’s Creed en a vu de toutes les couleurs. Pourtant, ce jeu qui fêtera bientôt ses 15 ans reste au sommet dans le cœur de la majorité des joueurs.

Dans les faits, il n’est pas impossible de le revoir. Ubisoft a bien fait un remaster du troisième épisode. Mais remaster n’est pas remake. Et vu l’état de la licence, qui est loin d’être perte en vitesse avec tous les projets annoncés, il y a peu de chance qu’ils travaillent sur une version moderne. Et ce, même si les aficionados n’attendent que ça pour ce qu’ils pourraient estimer être l’expérience ultime d’AC s’il voit le jour. On verra si les finances de l’éditeur se portent mal et qu’ils se disent qu’il faudra renflouer les caisses avec une valeur sûre.

Propos recueillis par Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Tantely Rakotoarivelo : Rahely en lumière

Lire

9 mars 2026

Tantely Rakotoarivelo : Rahely en lumière

Tantely Rakotoarivelo rend hommage à sa grand-mère avec une collection portant son nom. « Les personnes bienveillantes, dit-il, restent immortels dans...

Edito
no comment - Conte de fake

Lire le magazine

Conte de fake

Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

No comment Tv

Interview - ILLICIT SOUL - Février 2026 - NC 193

Découvrez ILLICIT SOUL, groupe de musique, dans le no comment® NC 193 - février 2026.
Depuis 2024, Meji, Fat Killah, HMan, trois producteurs de musique, font tourner Illicit Soul comme on ferait tourner un vinyle rare. Un crew avec le flair pour dénicher les talents malgaches, une idée forte, presque clandestine, et un concept sans équivalent. Un goût de Rhum Vanille, corsé mais maîtrisé.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir