« Non, j’ai la flemme ! »
24 août 2024 // Quiz & Actuel // 5943 vues // Nc : 175

Kev’s Andria : Monsieur paresseux !

La paresse se définit comme l’amour du repos, de la tranquillité du corps et de l’esprit, et Kev’s Andria n’a pas du tout l’intention de contredire cette définition ! Selon lui, la paresse est souvent mal perçue, pourtant il affirme qu’on peut en tirer du positif. « Quand la paresse m’attaque alors que j’ai une échéance à respecter dans mon travail, je l’accueille et je dors. Ensuite, une fois réveillé, je me concentre entièrement sur mon travail, peu importe l’heure » explique-t-il. Les moments où il se sent le plus paresseux sont ceux passés devant l’ordinateur, surtout le lundi après un week-end, et durant les journées hivernales.

« Ma stratégie est de laisser passer ce sentiment en dormant. Forcer les choses sans motivation risque de compromettre la qualité du travail ». D’ailleurs, son entourage connaît bien ses habitudes et ne s’étonne plus de ses retards occasionnels. « Il arrive que mes proches se plaignent ou rient quand je suis en retard à un rendez-vous, mais ils savent comment je fonctionne. Parfois, je profite d’une matinée pour dormir un peu plus. » Bien qu’il ne renie pas sa relation avec la paresse, Kev’s conseille à chacun de gérer ses responsabilités avec sérieux. « Chaque personne est différente, et je ne recommande pas aux autres de suivre mon exemple. Il est important de planifier et d’accomplir ses tâches à l’avance pour éviter la procrastination ». Kev’s suggère également d’adopter des habitudes saines pour combattre la paresse, comme boire du café ou pratiquer une activité physique. « Trouver un équilibre entre repos et productivité est aussi crucial pour maintenir une bonne efficacité au travail…même si tout cela est difficile à faire… ».

Mathieu Narendra : Aimer ce qu’on fait, le remède anti-surmenage ?

Comment garder une balance quand on fait plusieurs activités ? Mathieu Narendra en occupe trois ! Il gère l’ONG Alternatives Madagascar, qui œuvre dans beaucoup de projets adressés aux jeunes vulnérables dans tout le pays. Il est aussi consultant pour plusieurs organismes, et dans le domaine textile, il vend des machines importées de l’Inde. Un rythme qui a ses inconvénients. « Quand je procrastine, je me crée une pression à la dernière minute. La semaine avant la date d’échéance, je m’impose une discipline pour finir le travail, même si je dois passer une nuit blanche. Il arrive aussi qu’on manque de temps, alors là on n’a plus vraiment du temps à consacrer à autrui ». Après, les résultats compensent bien les deadlines et les nuits à veiller tard. « Ce n’est pas tellement le fait d’avoir beaucoup d’activités qui me fait plaisir, c’est la rentrée d’argent qui est importante.

Par contre, mon ONG œuvre pour le développement des bénéficiaires et de l’organisme, et à chaque fois que le professionnalisme et le niveau progressent, j’en suis heureux, quand l’équipe se développe. » Il reconnait aussi que ce n’est pas habituel de travailler à la fois dans le business et l’activisme, mais l’avantage c’est de devenir polyvalent. « On est en relation avec plusieurs types de personnes, des communautés de base, des personnes en difficulté, mais aussi des hauts placés, les partenaires techniques et financiers, Malgaches et étrangers. En plus, avec cette visibilité, les gens me sollicitent pour travailler avec eux. » Mais alors, que reste-t-il en dehors du travail ? « Je n’ai pas trop de problème pour arranger mon temps. Si on veut réellement interagir avec les gens, on a toujours le temps ». Il consacre du temps pour se balader ou faire des randonnées avec des amis, en plus du travail qui n’est pas un fardeau, bien au contraire. « J’aime ce que je fais, je me base beaucoup sur l’inspiration. Il y a beaucoup de recherches et d’apprentissages. Je connais mes limites. »

Pages réalisées par Cédric Ramandiamanana et Mpihary Razafindrabezandrina

contact@alternatives-mada.com

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Tantely Rakotoarivelo : Rahely en lumière

Lire

9 mars 2026

Tantely Rakotoarivelo : Rahely en lumière

Tantely Rakotoarivelo rend hommage à sa grand-mère avec une collection portant son nom. « Les personnes bienveillantes, dit-il, restent immortels dans...

Edito
no comment - Conte de fake

Lire le magazine

Conte de fake

Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

No comment Tv

Interview - ILLICIT SOUL - Février 2026 - NC 193

Découvrez ILLICIT SOUL, groupe de musique, dans le no comment® NC 193 - février 2026.
Depuis 2024, Meji, Fat Killah, HMan, trois producteurs de musique, font tourner Illicit Soul comme on ferait tourner un vinyle rare. Un crew avec le flair pour dénicher les talents malgaches, une idée forte, presque clandestine, et un concept sans équivalent. Un goût de Rhum Vanille, corsé mais maîtrisé.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir