Mihary : Star en coulisses
7 septembre 2025 // Mode & Design // 6264 vues // Nc : 188

Un pétale, une broderie, une touche de couleur. Mihary, c’est la petite main discrète derrière les grands noms de la scène musicale. Denise, Dah’Mama, Shyn ont déjà succombé à cet univers où l’étoffe devient langage, où le tissu porte autant d’histoires qu’un refrain. Depuis 2015, dans son atelier de Toamasina, Lantoharifidy Michelle — Michelle Hary pour les intimes — coud son destin à travers ses créations.

©photo : Mihary

Les stars malgaches ne s’y trompent pas ! Black Nadia, Lianah, Joyce Mena, Boy Black et d’autres encore ont adopté ses pièces. Qu’il s’agisse de clips, de spectacles ou simplement d’une sortie qui demande un peu plus d’éclat, ses créations accompagnent leurs instants publics. Dans l’intimité de son atelier, Michelle Hary, passionnée de couture, laisse parler son goût assumé pour les fleurs. « Je touche à toutes les tendances, mais mes créations tournent toujours autour des fleurs. Les broder sur du tissu, les fabriquer à la main, ça m’inspire profondément », explique-t-elle. Une signature qui, depuis que Denise en a parlé, fait littéralement fureur.

Car Mihary signifie « créer ». Et même si les fleurs occupent le devant de la scène, Michelle Hary s’est aussi forgé une réputation autour des tenues de couple, pièces à la fois modernes et résolument malgaches. Elle jongle entre soie, lambahoany, soga et motifs brodés. « Parfois, je crée librement quand le client me fait confiance.

D’autres fois, je m’inspire de ce que je vois sur les réseaux, mais je reste toujours fidèle à la morphologie de la personne », précise-t-elle. Le défilé de 2017, avec la collection Masôva, reste pour elle une étape fondatrice : une première où elle a habillé parents et enfants.

Chaque pièce, dit-elle, porte une part de son histoire. « Pas de création préférée, toutes sont une bénédiction, une leçon. » Ses dix années d’existence dans la mode ressemblent à une passion cultivée sous le radar, presque à contre-courant. Pour y parvenir, il lui a fallu croire à ses rêves, et s’y accrocher : « On apprend, on se relève et on s’élève. Il faut faire ce qu’on aime, exploiter son potentiel, et avec la bonne volonté, tout devient possible », souffle-t-elle. Discrète, Michelle Hary préfère que ses vêtements parlent pour elle. Et comme toute fleur, ses projets n’attendent qu’une saison propice pour éclore.

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Mihary

©photo : Mihary
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Il y a quelque chose d'assez beau dans l'idée de commencer l'année en mars. Quand le reste du monde a déjà oublié ses résolutions de janvier, nous, nous prenons le temps — celui du calendrier lunaire, celui des ancêtres. Ce n'est pas du retard. C'est une autre façon de mesurer le temps.
Cette année, quelque chose a changé. Ou plutôt : quelque chose est en train de revenir. De plus en plus de Malgaches — jeunes surtout, ce qui n'est pas anodin — se retournent vers leurs racines, cherchent à comprendre ce que signifie réellement l'Alahamadibe, posent des questions que leurs parents n'avaient pas forcément posées. Cette prise de conscience mérite qu'on s'y arrête. On ne peut avancer qu'en sachant d'où l'on vient. C'est vrai pour les individus.
C'est vrai pour les peuples. Alors, en ce début d’année en plein mois de mars, permettez-nous de vous adresser nos voeux les plus sincères. Mitomboa hasina — que votre valeur sacrée grandisse. Samia tsara, samia soa — que tous soient en bonne santé, que tous aillent bien. Que cette nouvelle année soit plus lumineuse que la précédente, plus douce, plus féconde. Que ceux qui cherchent leurs racines les trouvent — et qu'ils y puisent, non pas une nostalgie stérile, mais une force tranquille pour aller de l'avant. Taombaovao 2026. Une page blanche. À vous de l'écrire.

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