L’organisation ne s’improvise pas !
22 février 2025 // Quiz & Actuel // 5697 vues // Nc : 181

Chichi Tsanta : Tout bien calculé…

On bloque les imprévus ! Chichi Tsanta aime l’organisation, surtout au travail ! Jeune étudiante, elle multiplie également les boulots à domicile et il faut dire que son tableau de bord est son meilleur allié. « Je suis très cartésienne, si on peut le dire comme ça. Je ne fonctionne pas au feeling et ça me gêne quand ce n’est pas planifié ou carré. Côté professionnel, tout est centré là-dedans. » Chichi Tsanta parle de son outil au quotidien : la technique du « time boxing » qu’elle retrouve dans le logiciel Notion qui, pour elle, est le « Graal de l’organisation ». « La méthode du « time boxing » consiste à déplacer une sorte de bloc chaque fois qu’on réalise une tâche. Ça aide le cerveau : chaque fois que je finis une tâche, je me dis « bravo », et ça me motive à en faire davantage, ce qui me permet d’effectuer jusqu’à neuf heures de tâches par jour sans que ça me saoule. »

Cette méthode a été son coup de cœur : elle a déjà essayé d’autres techniques auparavant, comme les « to-do list » qui, malheureusement, n’a pas eu grand succès. Alors, tous les soirs, Chichi Tsanta fait la liste des tâches à faire le lendemain, tout en mettant un minuteur pour chacune d’elles : et son secret pour y arriver, c’est d’être honnête envers elle-même. « Si on n’est pas sincère envers soi-même, ça ne marche pas : on peut faire une liste de 20 tâches en sachant qu’on ne peut en finir que trois. Avec le temps, je me suis évaluée, je revois ce que j’ai réussi à faire et je reprogramme ma journée en fonction de cela. » Côté personnel, Chichi avoue qu’il y a de quoi se laisser aller : les week-ends, les heures de tâches sont réduites pour passer du temps avec ceux qu’elle aime. « Je crois que j’ai été comme ça depuis que je suis petite : mes jouets suivaient un ordre de couleur, et même quand j’écris, il y a un ordre de couleur. » Une belle organisation, rien de mieux pour démarrer une journée, et en cas de contre-temps, eh bien… les contre-temps attendront !

Rova Andriantsileferintsoa

Michaël : « Mes meilleures expériences me sont arrivées par hasard »

On peut s’attendre à trouver un nouvel agenda ou un carnet vierge dans les sacs en ces débuts d’année, mais ce n’est pas le cas pour Michaël. Ce jeune créateur et professionnel du monde culturel garde plutôt ses sketchs de dessin. Pour cause, il veut juste continuer ce qui a bien fonctionné ces dernières années, pas de nouveaux projets pour 2025. Et pourtant, il était dans le camp de ceux qui cherchaient à avoir le pouvoir sur leur vie, mais l’expérience a fait qu’il dépasse ce besoin de contrôle qu’il qualifie d’illusion. « Que ce soit dans les relations amoureuses, mon parcours scolaire et professionnel, j’ai remarqué que les meilleures choses arrivent toujours quand je ne planifie pas trop, dans les moments où je m’y attends le moins. Il y a eu des choses sur lesquelles j’ai travaillé, mais qui n’ont rien donné ».

Bref, Michaël n’est pas le genre de personne à se projeter dans cinq ans. Il décide volontairement de croire que tout finira par aller bien. Une façon de vivre qui lui permet de mieux apprécier ce que la vie a à lui donner chaque jour. « On dirait un optimise aveugle, mais c’est vraiment un choix, autrement je me sens en mode survie et je pense tout le temps à ce qui pourrait m’arriver. Pour moi, vivre en se faisant mal, ce n’est pas vivre. Ce que j’essaie aussi de faire depuis quelques années, c’est de toujours penser à ce dont j’ai envie. Au début, ça avait l’air égoïste, mais ça me convient de me faire plaisir ».

Mpihary Razafindrabezandrina

Instagram : Michaël Rarivoson

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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