En ville avec Rojo Rakotobe
9 juillet 2021 // Downtown // 6328 vues // Nc : 138

Slameur résident à Antsiranana (Diego-Suarez), Rojo Rakotobe est un passionné d’écriture. Sa ville fait partie de ses sources d’inspiration. Il nous livre ses meilleurs spots.

Votre resto favori ?
C’est à la maison et c’est moi le chef ! Mais ça ne m’empêche pas de sortir avec la famille ou avec des potes pour tester et goûter les plats proposés dans les restos.

Votre plat préféré ?
Sans hésiter, un bon steak de zébu saignant ou des gambas grillés bien épicés avec de la mayonnaise. C’est une tuerie pour les papilles. Sans oublier le riz en accompagnement.

Votre boisson fétiche ?
Après l’eau, je peux carburer à la bière. Un bon whisky ou un bon rhum ne seraient pas de refus. Mais toujours avec modération, bien sûr !

Vos hobbies ?
C’est le slam, la poésie. Je joue aussi au basket tous les jours vers 5 heures du matin. Sinon, j’adore les jeux de société !

Un endroit pour faire du shopping ?
La friperie Rostock du côté du Bazarkely, mais je commande aussi des trucs en ligne.

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?
Peu importe l’endroit, du moment qu’on est avec les bonnes personnes. La nuit est longue et la ville est à nous ! Et pour terminer la soirée, admirer le lever de soleil devant le Pain de Sucre (Nosy Lonjo).

Un endroit pour s’évader ?
Ramena, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville, pour sa plage de sable blanc et sa mer si calme. Bien évidemment, il y a d’autres spots comme la baie de Sakalava, la baie d'Abakao, la baie d'Antalaha, la baie d'Ampondrafeta…

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Andranomafana pour sa source thermale, Manambato pour le canal des Pangalanes et Antsiranana bien sûr !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Les éditions du Slam National en tant que festivalier. C’était une semaine riche et intense en partage, en émotion, l’occasion aussi de nouvelles rencontres. Mais c’est aussi un sport extrême sur le plan physique et mental.

Votre actualité ?
En ce moment, je prépare mon spectacle solo intitulé « Mad’Ilo. » Mad pour fou et ilo qui signifie hazavana (lumière). Mais « madilo » signifie aussi un goût sucré et aigre, comme le tamarin.


Propos recueillis par Judicaëlle Lovasoa

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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