La Cité d’Espérance du Père Pedro

Pierre Lunel, 31 octobre 2018

Depuis plus de quarante ans, à Madagascar, le père Pedro oeuvre aux côtés des plus misérables. Avec eux, il a fondé une association nommée Akamasoa. D'une décharge est née une cité d'espérance, où plus de 25 000 personnes vivent ensemble comme des frères. Ce peuple a une voix et un visage. Pierre Lunel, fidèle co-auteur depuis six ans du Père, a rencontré ces hommes et femmes. Il a su les mettre en confiance, vaincre leurs réticences tout en respectant leur pudeur, et recueillir leur histoire. Une histoire souvent effroyable faite de souffrances et de joies, de blessures et de réussites, de chutes et de résurrections.

Neny, Jacqueline, Ratrata, Felana, Mademoiselle Bao, Zô, Suzanne et les autres ont connu la pauvreté extrême : à cause d'un lopin de terre qui ne leur permettait plus de survivre, d'un cyclone qui avait emporté leur maison, d'un mari violent et alcoolique qui avait abandonné femme et enfants... À Akamasoa, ils ont retrouvé leur dignité en travaillant à la carrière, à la cantine de l'école, comme maçons, chefs de la sécurité... Et leurs enfants, promis à la délinquance, à la drogue et à la prostitution, sont aujourd'hui médecin, sage-femme, informaticien, professeur.

Autant de témoignages qui montrent, à l'instar de La Cité de la Joie de Dominique Lapierre, la capacité des hommes à triompher de la souffrance, de la misère et du malheur.

184 pages

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no comment - Tantely Rakotoarivelo : Rahely en lumière

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9 mars 2026

Tantely Rakotoarivelo : Rahely en lumière

Tantely Rakotoarivelo rend hommage à sa grand-mère avec une collection portant son nom. « Les personnes bienveillantes, dit-il, restent immortels dans...

Edito
no comment - Conte de fake

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Conte de fake

Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

No comment Tv

Interview - ILLICIT SOUL - Février 2026 - NC 193

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Depuis 2024, Meji, Fat Killah, HMan, trois producteurs de musique, font tourner Illicit Soul comme on ferait tourner un vinyle rare. Un crew avec le flair pour dénicher les talents malgaches, une idée forte, presque clandestine, et un concept sans équivalent. Un goût de Rhum Vanille, corsé mais maîtrisé.

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