Chef Tum du Lounge 44 (Tana)
7 mai 2021 // Gastronomie // 5549 vues // Nc : 136

Ouvert en novembre 2020, le Lounge 44 à Tsaralalana se base sur les spécialités thaïlandaises mais tout en proposant des plats malgaches. En cuisine, le chef Tum prend plaisir à faire découvrir sa passion.

Depuis une vingtaine d’années, Le Chef Tum prépare des plats pour le plaisir et pourtant, ce n’est pas son métier principal. « J’ai fait des études de cuisine, non pas pour en faire une carrière, mais vraiment par amour. J’ai suivi des formations au sein du Cordon bleu Dusit Culinary School. J’avais aussi un restaurant en Thaïlande. Quand je cuisine, j’ai l’impression de ne pas travailler ! » En arrivant à Madagascar, il veut faire connaître la cuisine de ses ancêtres.
A l’époque, il a participé au festival culinaire thaïlandais. « La cuisine asiatique est très vaste. Les gens ont l’habitude de manger des plats chinois. Je veux faire découvrir la cuisine thaïlandaise qui est moins grasse mais très pimentée. »

Présentez-nous votre style ?
La cuisine thaïlandaise soit le style traditionnel qui est très corsé soit le style moderne, un peu léger en piment. Mais cela dépend des personnes.

Quels sont vos produits de prédilection ?
Nous travaillons beaucoup la viande, de bonne qualité. Sinon, le poisson mais plutôt cuisiné cru ou en soupe, également les fruits de mer. Et bien sûr, les sauces !

Quels sont les ingrédients récurrents dans vos plats ?
Le piment, la poudre de curry, les herbes comme le basilic thaï ou encore le galanga, c’est une sorte de gingembre idéal pour les soupes. J’en ai ramené de la Thaïlande.

Le plat qui vous rend coucou ?
Parmi les plats malgaches, j’adore le ravitoto. Sinon, pour les plats thaïlandais, c’est Le Moo Kra Ta. C’est le barbecue thaïlandais avec un assortiment de viandes, de légumes, de condiments, d’herbes…

Votre boisson préférée ?
La bière avec modération bien sûr ! Mais je concocte aussi mes propres cocktails !

A quelle fréquence modifiez-vous votre carte ?
La carte change une fois par mois. On essaye d’abord de faire connaître la cuisine thaïlandaise et ensuite on rajoute des nouveautés petit à petit. 

Comment vous y prenez-vous pour créer un plat ?
Cela dépend de ce qu’on trouve au marché, des produits disponibles. Bien sûr, pour les recettes, il y a toujours des nases à suivre mais on rajoute toujours une touche personnelle. 

Quelle est votre actualité ? 
Il y aura sûrement de nouveaux plats sur la carte. Sinon, tous les premiers vendredis, nous essayons de donner quelque chose de nouveau aux clients comme les soirées DJing et l’Happy Hour. Mais bien sûr, tous ces évènements reprendront en fonction de la situation sanitaire.

Propositions gourmandes par Chef Tum du Lounge 44 (Tana)

Choux au poulets
Kai Yang
Tilapia et voanjobory
Crêpes au chocolat

Recettes du mois

Moo Kra Ta

Ingrédients
150g de bosse de zébu, tranche fine, filet de bœuf, jarret, lardon, échine, l’équivalent d’01 kilo de viande. Cela peut se varier selon les goûts du client car nous avons aussi des fruits de mer avec ou sans porc selon les envies. Rajouter à cela, un plat de légumes variés et une marmite de bouillon qui va nous servir de soupe, et évidemment les sauces.

Préparation
Moo Kra Ta est une manière originale de préparer un barbecue, qui est typiquement thaï. Le plat de viandes est mis en place ainsi que les légumes et les sauces. Cela nécessite une marmite spéciale. Cuit au charbon, on verse le bouillon dans la marmite, on peut déjà y mettre les légumes, et on dispose également les viandes. Le suc des ingrédients va nous donner un très bon goût au bouillon et à la soupe. En même temps, on peut se faire de bonnes grillades : les viandes peuvent être trempées dans les sauces servies sur la table et qui peuvent également être accompagnées de riz à l’ail. A ne pas confondre le Moo Kra Ta avec la fondue chinoise.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Tantely Rakotoarivelo : Rahely en lumière

Lire

9 mars 2026

Tantely Rakotoarivelo : Rahely en lumière

Tantely Rakotoarivelo rend hommage à sa grand-mère avec une collection portant son nom. « Les personnes bienveillantes, dit-il, restent immortels dans...

Edito
no comment - Conte de fake

Lire le magazine

Conte de fake

Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

No comment Tv

Interview - ILLICIT SOUL - Février 2026 - NC 193

Découvrez ILLICIT SOUL, groupe de musique, dans le no comment® NC 193 - février 2026.
Depuis 2024, Meji, Fat Killah, HMan, trois producteurs de musique, font tourner Illicit Soul comme on ferait tourner un vinyle rare. Un crew avec le flair pour dénicher les talents malgaches, une idée forte, presque clandestine, et un concept sans équivalent. Un goût de Rhum Vanille, corsé mais maîtrisé.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir