Armel Patrick : Rira bien
15 août 2025 // Influenceur du mois // 4338 vues // Nc : 187

Il fait rire des milliers de personnes avec ses vidéos déjantées sur Facebook, mais Armel Patrick ne se résume pas à ses vidéos drôles. Il a su trouver un style bien à lui : drôle, accessible, et parfois engagé. Avec son humour bon enfant et son franc-parler, il attire les foules, et ne rate jamais une occasion de faire le bien autour de lui. Rencontre avec un créateur de contenu qui mêle le fun et le fond.

Qu’est-ce qui te distingue des autres influenceurs ?
Disons que la plupart des vidéos drôles, c’est un peu comme les boulettes de riz… au bout d’un moment, elles se ressemblent toutes. Moi, j’essaie d’ajouter ma petite sauce : un mélange de fun et d’humanité. Oui, je fais des vidéos pour faire marrer, mais aussi pour sensibiliser ou soutenir. Quand je peux aider des enfants défavorisés, des malades, ou des gens dans une situation compliquée, je le fais. Et je le fais sans fioritures : juste sincèrement, comme je suis.

Comment tu choisis les marques avec lesquelles tu collabores ?
Alors là, c’est simple : je ne vends pas du vent. Je teste toujours les produits avant d’en parler. Si ça ne tient pas ses promesses, je dis “merci, mais non merci”. Je veux que les gens puissent me faire confiance, qu’ils sachent que si je recommande un truc, c’est que je l’ai vraiment validé. Les pubs mensongères ? Très peu pour moi. Je préfère perdre un contrat que de perdre la face.

Pourquoi les influenceurs comme toi cartonnent plus que la pub classique ?
Parce qu’on parle leur langage ! À la télé, dès qu’une pub passe, on prend la télécommande et pouf, on zappe. Mais sur les réseaux, si la vidéo est drôle, bien faite, les gens restent jusqu’au bout… et souvent ils reviennent pour la revoir. On capte l’attention autrement : avec leurs codes, leur humour, leur rythme. Une vidéo qui fait sourire reste toujours plus longtemps qu’un spot où une voix dit “achetez-moi”.

C’est quoi ton prochain objectif ?
Déjà, atteindre le million d’abonnés. Je l’avoue, ça me ferait plaisir de voir ce chiffre sur ma page (et de pouvoir me la raconter un peu aussi, hein !). Après, pourquoi pas élargir mes collaborations, aller vers des marques internationales ? Être ambassadeur d’un grand nom à Madagascar, ce serait une belle étape. Mais mon vrai objectif, c’est de continuer à créer du contenu qui déchire, qui fait rire, et qui sert à quelque chose. Parce qu’au fond, c’est ça ma mission.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Facebook : Armel Patrick

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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