Zac Andianas : Clap sur Zac !
29 juin 2018 - Diaspora Hexagone commentaires   //   970 Views   //   N°: 101

Acteur, doubleur de voix et accessoirement cascadeur, Zac Andianas, Français originaire de Madagascar, est un jeune homme de 32 ans qui peut s’estimer comblé par son métier. Après 15 ans d’efforts et d’obstination, le voici enfin en haut de l’affiche.

Ayant grandi en France avec très peu d’occasions de retourner à Madagascar, Zac reste toutefois attaché à la Grande Île. « J’y retourne tous les six ou sept ans pour faire plus ample connaissance avec ma famille et le pays que je connais peu. J’y passe en général un mois, le temps de voir un peu tout le monde. »

À l’origine, un parcours de lycéen lambda, suivi d’une licence en Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives), avant de s’orienter vers le métier d’acteur avec plusieurs formations à l’appui. « Parallèlement, je me suis initié à la cascade physique au Campus Univers Cascade, et entraîné sérieusement à la chorégraphie de combat avec Kefi Abrikh. » Cascadeur pour des films d’actions, c’était d’abord pour lui un rêve d’enfant, émerveillé par les Bruce Lee, Jackie Chan, Chow Yun Fat et autresTakeshi Kitano. « L’expérience du combat sur les tournages fut telle qu’à ce moment-là je me suis dit, c’est ça que je veux faire ! C’était en 2003, j’avais 17 ans. »

En 2010, Zac fait une rencontre capitale en la personne de la cinéaste belge Chantal Akerman (Les Rendez-vous d’Anna, Golden Eighties, Un Divan à New York). Elle lui offre l’opportunité d’un rôle dans son film La folie Almayer, tourné au Cambodge avec Stanislas Mehrar et Aurora Marion. Il se retrouve bien loin des films de combat auxquels il était habitué, mais se passionne pour le jeu d’acteur. « Toutes les violences, toutes les blessures étaient psychologiques et non plus physiques. Mais il fallait les exprimer. C’est après ces deux mois de tournage que j’ai pris conscience de ce que je voulais réellement : me battre à l’écran, mais pas sans être acteur. »

Formé principalement à l’Actors Factory avec Tiffany Stern, Zac a durant ces années beaucoup appris sur lui et les autres. « Dans le monde du cinéma, le plus difficile est de ne pas se décourager. Même lorsque qu’on subit une longue succession de réponses négatives, ou même quand votre entourage vous juge et pense vous aider en vous conseillant de trouver un… vrai métier. Mais c’est le jeu, et le jeu en vaut vraiment la chandelle, selon moi. »

Anna de Luc Besson, Croc-Blanc d’Alexandre Espigares, La Folie Almayer de Chantal Akerman, My perfect Baby de Jing Wang, Le Marsupilami d’Alain Chabat, autant de films dans lesquels il a joué pour le cinéma. Mais la télé fait aussi appel à lui : il apparaît dans Access de Thomas Pone, Le Légiste de Frédéric Berthe, Ad Vitam de Thomas Cailley et Sébastien Mounier, L’art du crime d’Eric Woreth. Autant dire un très beau parcours après 15 ans dans le métier, et six où il n’arrête pas de tourner. « On donne depuis peu l’occasion de montrer à l’écran que je ne suis pas qu’un acteur qui joue la comédie : je peux aussi me battre, faire des cascades et… jouer du piano ! »

Il travaille actuellement sur une série Bollywoodienne où il prête sa voix au personnage principal pour la version française. Après la sortie de Croc-Blanc dans les salles le 28 mars dernier, Zac sera prochainement à l’écran – le petit cette fois – dans Le légiste sur TF1, Access sur Canal+ et Ad Vitam sur Arte. Bravo, l’artiste !

© Photo : Sarah Galvan

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