Y’a pas que le diplôme
1 juillet 2013 - LifeStyle commentaires   //   7135 Views   //   N°: 42

« Premier à l’école de la vie »

Au président fondateur du groupe Elite (Elite GSM & Electronique, Techno, Universal Exchange, Mad-Inox) s’applique complètement ce mot de milliardaire parti de rien : « Je suis un bac -5. Quand je suis arrivé sur le marché du travail j’avais déjà 10 ans d’avance sur mes amis bac +5… » De fait, John Elite (Harijaona Andriarimalala pour l’état civil) ne s’est pas beaucoup attardé sur les bancs d’écoles. À 14 ans, il était déjà au travail. 

«Je ne suis pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Il m’a fallu très tôt penser à gagner ma vie.» Le voici tour à tour commis d’épicerie, collecteur de fruits et légumes, aide chauffeur, vendeur de godasses à Analakely… Jusqu’à ce jour de 1997, où il « sent » (la fameuse intuition des affaires) que la téléphonie mobile va être le prochain truc qui va bouleverser le marché.

L’un des tout premiers à s’y mettre. « J’ai vendu tout mon stock de chaussures et j’ai investi dans l’achat de 70 téléphones que je revendais en douce dans la rue. C’était quitte ou double. » Six ans plus tard, à même pas 30 ans, il encaisse son premier milliard et lance Elite GSM. « Mon premier diplôme, ç’a été quand j’ai reçu le Trophée du jeune entrepreneur (TJE) de la BNI, j’étais fier ! » Comme tous les self-made men, il est constamment animé d’une énorme envie d’apprendre.

Autour de lui, des collaborateurs hyperdiplômés. « Quand on ne sait rien, il faut savoir s’entourer », ironise-t-il. « Je ne parle pas très bien le français ni l’anglais, mais ça ne m’empêche pas de conclure des gros contrats avec des patrons de firmes internationales. » Voire de donner des conférences dans des écoles de commerce !

Pages réalisées par #AinaZoRaberanto et #SolofoRanaivo

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