Un policier pour 100 000 habitants, est-ce raisonnable ?
5 septembre 2017 - Tribune commentaires   //   251 Views   //   N°: 92

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Attaques à main armée, assassinats, kidnappings, viols, vindictes populaires, le pays est en train de plonger dans la série noire. Une criminalité qui ne cesse de s’accentuer depuis la crise de 2009. Personne n’est à l’abri.

L’insécurité chronique alimente les faits divers des médias, crée des polémiques sur les réseaux sociaux et entachent même la réputation de la Grande Île sur des sites de référencement touristique comme Tripadvisor. Il ne se passe un jour sans lire quelque part des mauvaises nouvelles sur un braquage à main armée qui a tourné en bain de sang, d’un karana (Malgache indo-pakistanais) qui s’est fait kidnapper ou encore d’un ex-ministre assassiné. Tout le monde y passe, des nantis de la haute sphère jusqu’au vendeur de pistache qui rentre avec la recette de sa journée. Aux dernières nouvelles, les brigands entrent même dans les taxi be pour piller les passagers du côté d’Andavamamba, 67 Ha et Ampasapito.

L’insécurité règne dans la capitale. Les riverains vivent dans l’angoisse au quotidien. Antananarivo est aujourd’hui réputée comm eune ville peu sûre où l’on peut se faire agresser à tous les coins de rue.

Les taxi-brousses ne s’aventurent sur les routes nationales qu’en formant des convois d’une dizaine de voitures. Les attaques des dahalo (voleurs de zébus) sont devenus monnaie courante, surtout sur la RN7. Dans les zones les plus reculées, les vols de zébus tournent en assassinats. Les dahalo attaquent sans aucune once de crainte envers les forces de l’ordre présentes. Les vols de gousse de vanille se multiplient et les petits paysans en pâtissent. Hélas, les gendarmes restent impuissants face à toutes ces menaces. On notera d’ailleurs une insuffisance flagrante de l’effectif puisqu’on compte un policier pour protéger 100 000 habitants. Les Malgaches ont aujourd’hui l’impression que l’État n’arrive plus à tenir son rôle de protecteur des biens et de la vie d’autrui. Voilà pourquoi les vindictes populaires se multiplient. Les gens ont tendance à manifester leur rage et mal-être à travers ce genre de pratiques barbares qui accentuent le fait que Madagascar n’est presque plus un État de droit.

L’insécurité constitue indéniablement un frein au développement de notre pays. A priori, ceux qui sont derrière ces insécurités font d’une pierre deux coups : se faire de l’argent facile tout en déstabilisant le régime en place. Force est de constater que l’insécurité s’accentue à l’approche d’une élection. Et certains politiciens tirent profit de cette situation pour se remplir les poches. Une politique de défense offensive devrait être instaurée. En attendant, la population est encouragée à dénoncer ces faits actes criminel dont elle est victime sur Board.mg. Il s’agit d’une plate-forme où les internautes peuvent alerter les autres sur des cas d’insécurité qu’ils ont vécus, où, quand et comment. Comme on dit, le savoir c’est le pouvoir !

Solofo Tinah
Premier responsable de Board.mg

Board.mg est un site participatif pour dénoncer. Avec une équipe composée de journalistes, photographes, développeurs web, les citoyens peuvent y partager de façon anonyme tous les problèmes liés à l’insécurité.

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