Stéphane Saidou : Un voyage initiatique, tendance salegy
10 octobre 2017 - Cousins-cousines Diaspora commentaires   //   1219 Views   //   N°: 93

Il n’y a pas d’âge pour découvrir sa vraie nature. Stéphane est un Malgache troisième génération, qui n’a jamais entretenu de relation avec sa culture d’origine jusqu’à l’âge de 15 ans. C’est en découvrant la terre de ses ancêtres qu’il réalise une étape importante dans son voyage initiatique intérieur.

Stéphane Saidou est né en Haute Savoie il y a 25 ans. Ses parents, natifs de La Réunion, ont épousé depuis longtemps la culture française, et Stéphane grandit sans jamais se poser de questions sur ses origines. A l’âge de 15 ans, sa famille revient s’installer à La Réunion. Première prise de conscience de son appartenance à ce peuple métissé de l’océan Indien qu’il ne connaissait pas vraiment. C’est à la faculté de Saint-Denis en 2011 qu’il découvre, d’abord par simple curiosité, la danse malgache, dans le cadre d’ateliers proposés à l’Université. Stéphane est tout de suite absorbé par le rythme, le mouvement, la musique, qui vont transformer sa personnalité. Il prend conscience alors que ses ancêtres font partie de cette terre qu’il ne connaît pas, et Stéphane adopte la « malgache attitude ».

Il apprend peu à peu quelques mots en malgache, intègre l’association culturelle Ny Valiha dans laquelle il devient très vite un meneur de répétitions, un danseur reconnu et un chorégraphe inspiré. Stéphane créé son statut d’ « auto-entrepreneur » pour proposer des cours de danse à des enfants dans des associations. S’il n’arrive pas à vivre entièrement de ses prestations, il assume le choix de la passion. Il ne manquait qu’une étape à son parcours initiatique, la découverte de Madagascar de l’intérieur. Il fait le grand saut il y un mois, grâce à une amie malgache de La Réunion, qui l’invite dans sa famille à Tana. Stéphane est tout de suite marqué par le manège incessant des commerçants ambulants, dans cette « ville qui ne dort jamais ». Le goût des aliments est différent, « on a perdu l’habitude de manger bio », confie-t-il.

Ses premiers pas dans les soirées festives de la capitale lui font comprendre à quel point la musique et la danse ont une importance dans le quotidien malgache. L’ambiance côtière de Toamasina va clôturer ce voyage initiatique aux sources de l’ambiance salegy. Epuisé mais conquis par son périple en terre malgache, Stéphane est encore plus persuadé de vouloir poursuivre sa quête d’identité. Prochaine étape ? Après quelques jours de repos, la langue, incontournable pour finir d’accomplir sa métamorphose.

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