Sports équestres
1 juillet 2013 - Loisirs commentaires   //   66 Views   //   N°: 42

L’entrée de Madagascar au sein de la Fédération équestre internationale est le premier signe de santé recouvrée de la filière équine après bien des années de… vaches maigres. Une fièvre de cheval qui aura duré près de 30 ans, avec un cheptel devenu ridiculement bas pour un pays aussi grand…

Désormais la Fédération malgache du sport équestre (FMSE) fait partie intégrante de la Fédération équestre internationale (FEI)

C’était tout le sens de la visite d’inspection de Jean-Philippe Camboulives, technicien délégué de la FEI, en avril dernier. « On en est à l’étape de la formalisation. Si rien ne cloche, cette décision entrera en vigueur à partir de ce mois de juillet », annonce Alban Jourdain, responsable de communication de la FMSE. Ce n’est pas une mince reconnaissance pour la fédé qui a connu « pas mal de hauts et de bas en trente ans d’existence », comme le rappelle son porte-parole.

Après avoir visité les centres équestres Marlix à Andakana, Fedrova à Ambohidratrimo, Amajo à Ilafy, les écuries Pipo Lloys à Anjozorobe, et les quelques fermes d’élevage du pays, le délégué de la FEI s’est montré convaincu du potentiel de la filière équine malgache. L’élevage des chevaux et les sports équestres sont d’évidence en train de reprendre du poil de la bête après un long passage à vide si l’on prend comme référence l’âge d’or des années 80, époque bénie où les hippodromes faisaient le plein de spectateurs.

Ce second départ n’ira pas sans un retour du cheval de labour pour relancer le cheptel malgache, car tout est à recommencer à zéro dans la filière. « Le but est de démocratiser les sports équestres et de faire connaître au public toutes les activités qui gravitent autour. Trop nombreux sont ceux qui n’ont vu de chevaux que dans les westerns »constate Alban Jourdain. De fait, l’équitation ne se limite pas au sport et au loisir. Tout un ensemble de métiers, toute une économie, se greffe dessus, depuis le producteur agricole d’aliments pour animaux jusqu’au médecin vétérinaire. Sans parler des étranges qualités thérapeutiques du cheval, notamment dans le traitement des enfants autistes.

Surtout, la Fédération malgache entend changer cette perception erronée que les sports équestres, c’est un truc pour happy few. « Si l’équitation coûte cher, c’est qu’élever un cheval coûte cher. Rien que pour sa nourriture, il faut dépenser au moins 450 000 ariary par mois, et je ne parle pas des soins de santé »fait savoir Alban Jourdain. C’est ce qui explique qu’à Madagascar il n’y ait, à ce jour, que six clubs et 350 chevaux… contre 800 dans les années 80. Des chiffres insignifiants pour un aussi grand pays !

 « Le petit nombre de chevaux rend l’équitation chère. Mais avec l’aide de la FEI et une meilleure gestion de la filière, le cheptel va grandir et les prix vont diminuer, notamment dans l’alimentation, et tout le monde aura la chance de monter »promet Alban Jourdain. Un saut d’obstacles à suivre !

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