Sous influence
28 novembre 2017 - LifeStyle commentaires   //   197 Views   //   N°: 94

Miguel Todisoa : « Pas un mouton »

Jouer les moutons de Panurge ? Très peu pour Miguel Todisoa, le batteur du groupe The Shiny Happy People et également graphiste au sein de la boîte My Own Bedroom Graphic Design. Ce musico aux idées bien tranchées tient à ses convictions et même s’il a tort, pas facile de lui en faire démordre !

« Je ne suis pas quelqu’un d’influençable. Pour moi, c’est une faiblesse de se laisser influencer, cela veut dire qu’on ouvre la porte à toutes sortes de manipulations. » Voilà qui est dit, nom d’un Big Brother ! Que ce soit pour sa musique, ses créations graphiques ou même son style vestimentaire, Miguel Todisoa tient à garder son originalité, quitte à passer pour un rabat-joie. Mais en vrai dandy, il n’en a cure (et Cure pou ceux qui aiment le rock !)

« Il est important de se démarquer et de défendre ses opinions. Quand on est habitué à faire une chose sous prétexte qu’un tel nous l’a dit ou parce que tout le monde le fait, on finit par perdre notre personnalité. Être influençable c’est aussi être prêt à subir les éventuelles conséquences d’une décision qui n’était pas forcément la nôtre à l’origine », souligne-t-il. Pour autant, Miguel Todisoa sait mettre de l’eau son vin et admet que tout n’est pas ni tout blanc ni tout noir. « L’important est de savoir faire la part des choses et ne retenir que le positif, sans pour autant abandonner ce à quoi on croit. Les influences ne sont pas toutes négatives et certaines d’entre elles nous permettent de voir les choses sous un autre angle. Il faut juste garder sa personnalité ». C’est noté !

Kaliana Ramiaramanana : « Influençable et influenceuse ! »

« Il n’y a pas de bonne ou mauvaise influence, juste des leçons de vie. » Le ton est donné par Kaliana Ramiaramanana, cette militante de l’hygiène de 24 ans qui s’avoue volontiers influencée par ses aînés. « Mon entourage me façonne. A force de traîner avec mes aînés, j’ai pris du galon en maturité.

On me dit souvent que je ne fais pas mon âge. » L’âge oui, mais pas que ! Car Kaliana Ramiaramanana est coordinatrice depuis trois ans de deux associations, Love your neighbour Madagascar et Dio (Propreté) et bien décidée à influencer ses contemporains pour les remettre dans le droit chemin. « J’y vois l’influence de ma mère. J’ai toujours admiré son côté organisé et un tant soit peu despotique sur les questions d’hygiène et de propreté. »

A travers l’association Dio, elle sensibilise ses concitoyens à nettoyer devant chez eux ou à ramasser les poubelles dans des sachets avant de les jeter dans les bacs à ordures. « Pas la peine d’être Einstein pour s’apercevoir que Tana se noie dans ses déchets et que les gens attendent Pierre Paul Jacques pour les ramasser. » Elle se souvient du bon temps où elle vivait à Mahajanga, une ville ordonnée avec des rues propres, des parkings règlementés et bien sûr des gens normaux qui marchent… sur les trottoirs ! Influençable et influenceuse, Kaliana Ramiaramanana n’a pas encore dit son dernier mot, peut-être le fera-t-elle dans une de ses chansons. Et oui, la belle a plus d’une corde à son arc !

Pages réalisées par #PriscaRananjarison et #MioraRandriamboavonjy

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