Smiley : Un sourire qui vaut de l’or
6 janvier 2016 - Vintage commentaires   //   3000 Views   //   N°: 72

Sourire en arc de cercle et deux points pour les yeux, tout le monde connaît ce p’tit bonhomme béat qu’on appelle le Smiley. L’une des grandes réussites marketing des 50 dernières années avec le lapin Playboy et le croco Lacoste.  

Plusieurs personnes se disputent la paternité du Smiley. Le plus ancien est le New York Herald Tribune qui publie dans son édition du 10 mars 1953 une tête à Toto avant la lettre, mais en noir et blanc et sans lui donner le nom de Smiley. Dix ans plus tard, Harvey Ball dessine un motif similaire, en couleur cette fois, destiné à une société d’assurance américaine. Mais tout comme le New York Herald Tribune, il omet de protéger sa création et n’en a donc jamais profité financièrement.

Une erreur fatale que ne va pas commettre le journaliste français Franklin Loufrani lorsqu’il crée en 1971 son propre Smiley dans le cadre d’une campagne antimorosité lancée par le quotidien France-Soir. Il prend soin de déposer et le logo et le nom de Smiley qui devient ainsi une marque commerciale, gérée en interne par la famille Loufrani à travers la société SmileyWorld et protégée dans plus de 100 pays.

Mais le coup de chance inouï des Loufrani, c’est lorsque le groupe anglais Bomb The Bass décide en 1988 d’utiliser le Smiley pour illustrer la pochette d’un de ses hits. C’est l’explosion de la Smileymania, bientôt suivie de la déferlante de l’Internet et des e-mails dans les années 2000.

Aujourd’hui, la manne des produits dérivés utilisant le p’tit bonhomme qui rigole est infinie : autocollants, livres pour enfants, peluches, mais aussi les sous-vêtements de la marque Etam ou les pommes de terre surgelées McCain… Au total, plus de 800 contrats d’exploitation. Le p’tit bonhomme a toutes les raisons de garder le sourire avec un chiffre d’affaires annuel de 100 millions d’euros.

Ambition des Loufrani : atteindre le milliard de dollars annuel et se hisser au niveau des Japonais de Hello Kitty, du lapin de Playboy ou du croco Lacoste. Comme quoi, un petit sourire, ça n’engage à rien et ça peut rapporter gros ! 

Retrouvez  la chronique Vintage sur la RLI  FM 106 tous les jours du lundi au vendredi, à 
6 h 20, 8 h 20 et 18 h50

A LIRE AUSSI
COMMENTAIRES
Identifiez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.
Fermer