Skimboard : Adrien Raza entre deux eaux
28 juillet 2017 - Loisirs commentaires   //   2512 Views   //   N°: 90

Le skimboard est à la croisée du skate et du surf. Avec des figures acrobatiques à décrocher la mâchoire, sauf que tout se joue sur des surfaces d’eau peu profondes, des flaques quasiment. Un Franco-Malgache d’à peine 20 ans, présentement installé aux Pays Bas, fait aujourd’hui la promotion de ce sport à travers le monde.

Adrien Razafindrakoto, Adrien Raza pour faire simple, a commencé le skimboard à tout juste 13 ans, initié par un cousin en Bretagne. « J’ai vu sa planche, j’ai voulu avoir la mienne et j’ai débuté chez moi aux Pays-Bas, en rêvant devant Youtube aux figures que réalisaient les pros de la discipline. C’est après que j’ai rencontré un groupe de skimboarders et que j’ai compris que ce truc allait vraiment faire partie de ma vie ! »

La passion mais aussi un entraînement intensif toute l’année (hiver inclus, en combinaison heureusement !) et plusieurs compétitions locales vont considérablement élever le niveau du tout jeune Adrien Raza. Jusqu’à ce qu’il se fasse remarquer par la compagnie américaine DB Skimboard, son sponsor encore aujourd’hui, rejoint plus tard par Happy Collective et Skimguru. Il a à peine 17 ans et déjà s’ouvrent à lui les compétitions internationales !

Historiquement, le skimboard a ses racines chez les sauveteurs en mer (lifeguards) de Californie dans les années 1920. « Ils employaient des planches de bois pour glisser sur l’eau (to skim en anglais), car c’est plus rapide que de courir depuis le rivage pour secourir un nageur. » A l’intersection du skateboard et du surf, l’exercice a donné naissance à un genre nouveau appelé le Flatland skimboarding. Le principe est simple : glisser sur une étendue d’eau peu profonde avec sa planche de bois, tout en effectuant des tricks (figures) semblable à ceux du skateboard.

« La technique classique est de sprinter avec sa planche à la main, la laisser tomber à plat en pleine course puis monter dessus dès qu’elle touche l’eau », explique Adrien Raza. Aussitôt que le « rider » se trouve sur sa planche, il peut simplement se laisser glisser (ce que font les novices) ou passer aux tricks dont les noms sont déjà en soi toute une histoire : 360° shuvits, kickflips, ollies… Le skimboard est praticable sur n’importe quelle surface d’eau peu profonde : bord de mer, rivière et même sur les flaques dans la rue après la pluie du moment qu’on a sa planche… mais pas sous la douche non plus !

Pour l’année qui vient Adrien Raza ne va pas chômer puisqu’il participera cet été à la prestigieuse compétition mondiale DB Pro/AM dans l’État de Washington, La suite sera du même niveau: il s’engagera dans les étapes de la European Skimboarding Cup en Suède et en Pologne. Enfin, il se rendra au Japon, à Taiwan et en Russie. Même en eaux peu profondes le skimboard peut mener loin !

Et Madagascar ? Si Adrien admet n’avoir jamais mis les pieds dans son pays d’origine (par son père), il ne cache pas son envie de s’y rendre : « Ce serait l’occasion de rencontrer les riders locaux. L’île a du potentiel et je suis sûr qu’il y a des jeunes qui le pratiquent sans penser à se faire connaître à l’international. » Si vous voulez qu’Adrien vienne à Mada, tapez 1…

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