Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoûtez pas les autres
5 octobre 2015 - LifeStyle commentaires   //   1929 Views   //   N°: 69

Il y a ceux qui semblent nés pour courir les 42,195 km du marathon ou qui rêvent de concurrencer Schwarzynator au Championnat du monde de culturisme. Et il y a ceux qui n’aiment rien tant que de regarder les autres suer dans leur maillot, devant un bon vieux plateau télé. Chacun son truc ! 

Clarisse Rasoarizay : Par les temps qui courent! 

Plusieurs fois champion national, et représentante de Madagascar pendant les compétitions internationales, la marathonienne Clarisse Rasoarizay n’est plus à présenter. A 45 ans, elle n’envisage pas encore d’arrêter la course d’endurance. « Je ne suis officiellement marathonienne que depuis 20 ans, bien que je pratique cette discipline depuis l’école primaire. » Compétitions ou pas, le sport est pour elle toute sa vie. 

« Ca ne fait pas vivre, on est à Madagascar… Mais ça nous permet de courir le monde. » Grâce au sport, elle voyage à l’étranger au moins trois fois par an. Dernièrement, elle était à La Réunion pour les Jeux des îles de l’océan Indien pour le semi-marathon. Elle a abandonné à seulement cinq minutes du coup de feu de départ, à cause d’une blessure au niveau de la cheville gauche. « Il y a des jours avec et des jours sans. C’est ça le sport », reconnaît-elle philosophe. Depuis, elle a repris l’entrainement. Avec son coach, on la voit chaque matin au stade de Mahamasina en train de faire ses tours de piste. En moyenne, elle court 200 km par semaine – ça use les souliers, paraît-il ? Veuve depuis un an, Clarisse a aujourd’hui une autre raison de courir. « Mon mari Razahasoa Andriamiadana était aussi marathonien. Maintenant, je cours aussi en sa mémoire… » Respect ! 

Fortunat Randrianomenjanahary : Arme de dissuasion massive 

Se focaliser sur les muscles plutôt que sur la force. Voilà comment on pourrait définir le bodybuilding. Le trio gagnant du parfait bodybuilder : proportionnalité, symétrie et sécheresse des muscles. A 27 ans, Randrianomenjanahary Fortunat en a fait son mode de vie. Il a commencé à gonfler ses biscottos en 2011 et s’est étonné de la rapidité avec laquelle il a gagné du muscle : « On peut vite devenir accro. En trois mois, je commençais déjà à voir une nette évolution. » 

Et depuis, il participe régulièrement à des compétitions et se place pour le moment à la troisième place du classement national. Avec ses 84 kilos de muscles tout secs, Fortunat n’est pas pour autant un dur à cuire. « Les gens perçoivent les bodybuilders comme des cogneurs agressifs. On nous sollicite souvent pour travailler comme gardes du corps ou videurs. Mais il faut savoir qu’on fait d’abord ça parce que c’est beau à regarder. On est plus des artistes du muscle qu’autre chose ! » Ce grand gaillard a d’ailleurs délaissé les autres sports tels que le jiujitsu et le foot qu’il pratiquait pourtant depuis des années, pour se consacrer entièrement à ce mode de vie : « C’était un peu difficile d’allier le bodybuilding avec des sports qui requièrent rapidité, technique et endurance car ton corps massif devient plus lent et rigide. » Des muscles plus pour le show-off qu’autre chose donc. Mais avouez qu’en le voyant débarquer comme ça, personne n’oserait le provoquer en duel. Enfin, vous je ne sais pas !

Pages réalisées par #SolofoRanaivo et #DinaRamaromandray

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