Si Madame Gascar m’était contée
26 juillet 2017 - Cousins-cousines Diaspora commentaires   //   229 Views   //   N°: 90

Madame Gascar est belle en apparence, mais elle est malade. Elle va chercher tous les remèdes pour se guérir, car elle déborde encore d’énergie. Au centre de l’histoire, la Grande Ile, qui se retrouve personnalisée et travestie en Madame Gascar dans ce conte musical à double lecture.

Deux artistes malgaches plus une d’adoption proposent une balade sous forme de conte musical pour petits et grands. Mevah, Njiva et Mamiso (présentés dans les no comment® des années précédentes), compositeurs et interprètes de chants polyphoniques malgaches, formaient jusqu’ici simplement le groupe « trio vocal ». Ce nouveau projet artistique collectif a été proposé à la plus grande organisation française de spectacles pour enfants, les Jeunesses Musicales de France, qui produit plus de 2 000 représentations par an.

L’audition régionale, assurée par Yann Valet et son équipe, a permis de sélectionner six idées originales de spectacle à La Réunion, les lauréats étant accompagnés en résidence locale pendant sept jours dans la mise en scène de leur scénario. Dans la salle Georges Brassens des Avirons, sonne l’heure de la dernière des sept journées de répétition.

Si la musique et le chant restent leur credo, la difficulté pour le trio est plus dans l’interprétation des personnages sur scène en suivant un scénario. Il leur reste encore quelques semaines avant la première d’une longue tournée, à La Réunion pour commencer, puis en métropole à partir du mois de janvier.

L’originalité du spectacle est de mêler les chants polyphoniques en malgache non sous-titré, à une fiction interprétée en français. Le décor minimaliste utilise les symboles de la grande île, zébu en miniature et baobab pour la nature. Mevah parle français mais chante divinement en malgache, et assume le premier rôle dans la peau de Madame Gascar. Mamiso s’improvise acteur pour la première fois, tout en assurant la partie instrumentale et le chant, en français et dans sa langue natale, de quoi en perdre son malgache ! Njiva vocalise également, et apporte une dynamique et du mouvement au spectacle en s’appuyant sur ses talents de danseur contemporain.

Du rythme, une histoire pour s’amuser et pour réfléchir, et surtout encore et toujours une qualité de chant saluée par tous les publics à chaque nouvelle représentation du « trio vocal ». Rendez-vous à Madagascar en 2018 ?

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