Santiags: ÇA ME FAIT UNE BELLE JAMBE
1 mars 2013 - Vintage commentaires   //   620 Views   //   N°: 39

Tiags des champs ou « ropers » des villes ? La botte du prochain hiver ne devrait pas descendre plus bas qu’à mimollet et à coup sûr ce sera une santiag. Versions plates ou à talons, brutes ou à motifs, il y aura forcément la paire dont vous pourrez dire : toi, tu me bottes !

Les santiags correspondent à un style de bottes popularisées au XIXe siècle par les vachers texans, d’où leur appellation yankee de « bottes de cow-boy ». Mais pour les Mexicains qui en revendiquent la paternité, le nom vient de la ville de Santiago et fait référence à une industrie bottière remontant au XVIe siècle.

Une chose est sûre, l’ancêtre direct de la santiag est la Wellington boot, au talon déjà penché, créée en Angleterre dans les années 1810. Fabriquée en masse, peu coûteuse, elle était très recherchée par les cow-boys et inspira quantité de modèles locaux à partir de 1860.

Comme les bottes dites de Coffeyville, dans le Kansas, les premières à offrir à la fois un pied droit et un pied gauche ! Dès 1900, le western style est fixé : bout pointu, talon biseauté, tiges ne dépassant pas le genou, c’est la santiag d’aujourd’hui avec ses coutures décoratives aux designs personnalisés : cactus, aigles, chevaux…

À partir des années 1950, portées par la mode du western et de la musique country, les santiags s’universalisent, s’invitant aux pieds des femmes dans des déclinaisons aussi extravagantes que sexy. C’est l’invention du roper, beaucoup plus urbain, qui s’arrête à mimollet.

D’authentiques santiags Lucchese (la marque phare plus que centenaire) peuvent dépasser en série limitée les 12 000 dollars. À moins de s’adresser aux bottiers chinois…

Andoniaina Bernard

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